L'affaire Youcef Belaïli vient de connaître un nouveau rebondissement explosif. Après que l'ES Tunis a officialisé la levée de suspension du milieu algérien par le TAS et annoncé sa signature, le MC Alger a riposté en revendiquant, lui aussi, un contrat en bonne et due forme avec l'international fennec. Deux clubs, deux contrats — le dossier Belaïli entre dans une zone de turbulences juridiques inédites.
L'ES Tunis déclenche les hostilités
Tout a commencé par le communiqué de l'Espérance Sportive de Tunis, qui annonçait en premier la bonne nouvelle : le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) a levé la suspension infligée par la FIFA à Youcef Belaïli, ouvrant ainsi la voie à une reprise officielle de sa carrière. Dans la foulée, le club tunisois affirmait avoir sécurisé la signature du joueur, présentant l'accord comme définitif et acté.
Une annonce qui n'a pas tardé à provoquer une réaction ferme depuis la capitale algérienne.
Le MC Alger sort un contrat de sa poche
Dans un communiqué publié peu après, la direction du MC Alger a contredit frontalement l'Espérance. Le Doyen assure que Youcef Belaïli a bel et bien signé un contrat avec le club algérois — un document officiel et paraphé, et non le fruit d'un simple accord verbal. La Mouloudié insiste sur ce point : l'engagement contractuel avec le joueur est réel, documenté et juridiquement opposable.
Le club a par ailleurs averti qu'il n'entendait pas laisser ses intérêts sans défense. La direction s'est dite prête à mobiliser tous les moyens légaux et institutionnels disponibles si des obligations contradictoires venaient à être établies. Un appel au calme a été lancé aux supporters, invités à faire confiance à la gestion du dossier par l'administration.
Un bras de fer juridique en perspective
La situation est désormais inextricable sur le plan contractuel. Deux clubs de deux pays différents affirment détenir la signature de Youcef Belaïli, ce qui pourrait déboucher sur une nouvelle bataille devant les instances du football africain ou international. Le TAS, qui vient tout juste de clore un dossier concernant l'Algérien, pourrait bien être amené à en ouvrir un autre.
Pour Belaïli, dont le retour aux terrains semblait enfin se dessiner sereinement après des mois de suspension, l'épilogue de ce feuilleton est loin d'être écrit. Les prochains jours seront décisifs.