Melvin Mastil, le portier de Lausanne intégré dans le groupe algérien pour le Mondial 2026, a livré un témoignage fort sur les raisons qui l'ont conduit à opter pour les Fennecs. Né en 2000 en France d'un père suisse et d'une mère algérienne, le gardien de 26 ans était éligible à trois sélections. C'est finalement l'héritage familial qui a été décisif.

Le grand-père, à l'origine d'un choix de cœur

Pouvant défendre les couleurs de la France, de la Suisse ou de l'Algérie, Mastil a tranché grâce aux récits que lui transmettait son grand-père depuis l'enfance. «Mon grand-père a joué un rôle immense dans mon attachement à l'Algérie. Il a vécu dans un quartier de la capitale et me racontait des histoires merveilleuses sur ce pays», a-t-il confié à la presse française.

C'est en mars dernier que le natif de France a officialisé son choix en honorant sa première cape avec les Verts, lors du match amical face au Guatemala, dans le cadre de la préparation à la Coupe du monde 2026. L'Algérie, double championne d'Afrique, entrera en lice dès le 11 juin prochain en Amérique du Nord. Elle avait signé, mercredi, une victoire convaincante face aux Pays-Bas (1-0) en préparation.

Une saison chargée, un avenir sous contrat jusqu'en 2029

Sur le plan sportif, Mastil a accumulé du temps de jeu lors de l'exercice 2025-2026. Pensionnaire de Lausanne, prêté au Stade Nyonnais, le gardien a disputé 34 rencontres toutes compétitions confondues, concédant 52 buts et ne gardant sa cage inviolée qu'à six reprises. Sa dernière clean sheet est intervenue face au Stade Nyonnais lors de la 28e journée de deuxième division suisse.

Lié à Lausanne jusqu'en 2029, Mastil est évalué à 250 000 euros selon Transfermarkt. Avec les Fennecs, le portier vise un tout autre horizon : s'inscrire dans la légende de la sélection algérienne, dans la droite ligne des récits que lui a transmis son grand-père.