Le Mouloudia Club d'Alger (MCA) passe à l'offensive sur le plan juridique. Selon une source sûre relayée par le journaliste Samir Lamari, le club algérois déposera formellement sa plainte contre Yacine Belaili auprès de la FIFA dans le courant de la semaine prochaine. Une procédure qui s'annonce longue, mais que le MCA entend mener jusqu'au bout.

La FIFA ouvre la voie malgré le verdict du TAS

La participation de Belaili sous les couleurs de l'Espérance Sportive de Tunis n'a, selon les informations recueillies, aucune incidence sur l'avancement du dossier. Si le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) de Lausanne a rendu un verdict favorable au joueur, la FIFA a pour sa part accordé une autorisation spéciale lui permettant de continuer à évoluer sans être suspendu. Pour autant, cette décision ne referme pas le débat juridique.

La commission spécialisée de la FIFA est en effet compétente pour traiter la plainte du MCA, et l'instance internationale s'est engagée à trancher le litige en toute transparence, indépendamment des décisions antérieures du TAS.

Double contrat : le cœur du litige

L'accusation portée par le MCA est précise : Yacine Belaili aurait signé deux contrats avec deux clubs distincts au cours de la même période de transfert, une infraction grave aux règlements du football international. Si les faits sont établis, les conséquences pourraient être significatives pour le joueur comme pour les clubs concernés.

La procédure prévoit que les deux formations impliquées ainsi que le joueur soient convoqués pour défendre leur position avant que la commission ne rende son verdict. Chaque partie disposera ainsi de la possibilité de présenter ses arguments et ses pièces justificatives.

Un verdict qui se fera attendre

Au vu de la complexité du dossier et du nombre de parties prenantes, l'affaire devrait s'étirer dans le temps. Le MCA, déterminé à obtenir gain de cause, devra donc faire preuve de patience avant que la FIFA ne se prononce définitivement sur ce cas qui agite le football algérien depuis plusieurs semaines.