Youcef Belaili ambitionne de rejoindre les Fennecs lors du prochain rassemblement de novembre, mais deux affaires judiciaires pourraient lui barrer la route. L'attaquant de l'Espérance Sportive de Tunis, âgé de 34 ans, se retrouve pris en étau entre une audience cruciale du Tribunal Arbitral du Sport et une plainte déposée par la Mouloudia d'Alger devant la FIFA.

Le TAS convoqué le 10 novembre : la suspension FIFA en jeu

En mars 2026, la FIFA avait infligé à Youcef Belaili une suspension de douze mois, l'accusant d'avoir produit un document falsifié attestant qu'il avait personnellement pris en charge les frais de résiliation de son contrat avec Al-Ahli Saoudien. Le TAS avait provisoirement levé cette sanction en août, permettant à l'ancien international de retrouver les pelouses avec l'Espérance de Tunis.

Mais le sursis pourrait être de courte durée. Le Tribunal Arbitral du Sport a fixé l'audience au fond au 10 novembre 2026, en plein cœur du rassemblement international. Si les arbitres décident de confirmer la décision initiale de l'instance mondiale, Belaili devrait immédiatement cesser de jouer — un scénario qui rendrait toute convocation en sélection impossible.

Sur le plan sportif, le joueur natif de Jijel a pourtant retrouvé le chemin des filets depuis sa convalescence après une blessure aux ligaments croisés. L'Espérance lui avait concocté un programme d'entraînement militaire pour accélérer sa remise en forme. Résultat : trois buts inscrits face à Hamam-Lif, l'Olimpic Zawiya et la Mouloudia Bousalem.

La Mouloudia d'Alger ouvre un second front

En parallèle, la Mouloudia d'Alger maintient la pression devant la FIFA. Le club de la capitale reproche à Belaili d'avoir signé un contrat en bonne et due forme avec lui, avant de faire volte-face pour s'engager à nouveau avec l'Espérance de Tunis. Pour le Doyen, il s'agit d'une rupture unilatérale d'un accord officiel, et il entend obtenir réparation en multipliant les démarches en coulisse.

De son côté, Youcef Belaili rejette catégoriquement cette lecture des faits. L'international algérien soutient que le contrat en question est nul et non avenu, faute d'activation dans le délai contractuel de quinze jours. La Mouloudia, elle, n'entend pas en rester là.

À 34 ans, Belaili aspire à écrire un nouveau chapitre sous le maillot des Fennecs. Mais avant de fouler à nouveau la pelouse en vert et blanc en novembre, il devra d'abord lever ces deux hypothèques juridiques qui pèsent lourdement sur son avenir immédiat.