Battus par l'Argentine (0-3) et l'Autriche (1-3) lors de leur entrée en lice respective, l'Algérie et la Jordanie s'affrontent mardi dans le groupe 10 du Mondial 2026. Ce derby arabe s'annonce ouvert à tous les scénarios, porté par trois facteurs qui décuplent son intensité.

Un face-à-face historique sans favori désigné

Le bilan des confrontations directes entre les deux sélections illustre un équilibre parfait. Les Fennecs avaient largement dominé les Nashama lors de la Coupe arabe 1974, s'imposant sur le score fleuve de 6-0. Quatorze ans plus tard, dans la même compétition, la Jordanie prenait sa revanche en s'adjugeant la victoire 2-1. Leur dernier duel, en 2004, avait accouché d'un nul (1-1). Trois matchs, trois résultats différents : impossible de dégager un favori sur la seule foi du passé.

Dans le sillage du Maroc et de l'Égypte

Le football arabe vit un Mondial historique. Le Maroc a décroché la première victoire arabe de cette édition samedi, en dominant l'Écosse (1-0) dans le groupe 3. L'Égypte a suivi en écrasant la Nouvelle-Zélande (3-1) dans le groupe 7. L'Algérie et la Jordanie ont désormais l'opportunité de s'inscrire dans cette dynamique en décrochant le troisième et quatrième succès arabe de ce Mondial 2026 — un symbole fort pour les deux nations.

La qualification en second tour, seul objectif valable

Au-delà de l'orgueil du derby, c'est l'avenir dans la compétition qui se joue mardi. Un nul compromettrait sérieusement les chances des deux équipes, d'autant qu'elles devront affronter des adversaires autrement plus redoutables lors de la troisième journée du groupe 10. Le règlement prévoit certes la qualification des huit meilleurs troisièmes, mais une victoire reste la seule garantie sérieuse de poursuivre l'aventure. Ni l'Algérie ni la Jordanie n'ont le droit à une deuxième faux pas.