Qualifiée pour la finale du Mondial 2026 après sa victoire 2-1 sur l'Angleterre, mardi à Atlanta, l'Argentine s'expose désormais à une sanction de la FIFA. Dans les secondes qui ont suivi le coup de sifflet final, plusieurs joueurs de l'Albiceleste ont exhibé une banderole réclamant la souveraineté argentine sur les îles Malouines, un geste explicitement prohibé par le code de conduite de l'instance internationale.

La scène qui pourrait coûter cher

Cristian Romero, défenseur de Tottenham, et Giovani Lo Celso ont été les premiers à brandir la bannière sur laquelle on pouvait lire : "Las Malvinas Son Argentinas" (Les Malouines sont argentines). L'ancien défenseur de Manchester City Nicolas Otamendi a, lui, déposé l'emblème directement sur la pelouse devant des milliers de supporters en liesse. Ce geste survient dans un contexte historiquement chargé : en 1982, l'Argentine et le Royaume-Uni s'étaient affrontés lors d'un conflit armé de dix semaines pour la souveraineté de ces îles de l'Atlantique Sud, qui avait causé la mort de 649 militaires argentins, 255 soldats britanniques et trois civils.

La FIFA face à ses propres règles

Le règlement de l'IFAB, l'organe législatif du football mondial, est sans équivoque : "L'équipement ne doit contenir aucun slogan, déclaration ou image à caractère politique, religieux ou personnel." Toute infraction expose le joueur concerné et/ou son équipe à des sanctions de la part de l'organisateur de la compétition ou de la FIFA elle-même. Mirror Football a contacté la fédération internationale pour obtenir une réaction officielle, qui n'a pas encore communiqué publiquement sur le sujet. Si le geste n'est pas qualifié de politique, il constituerait tout de même une violation du code de conduite des stades, qui interdit strictement tout matériel à caractère politique.

Une remontada qui brise soixante ans d'espoir anglais

Sur le terrain, l'Argentine avait pourtant été mise sous pression. Anthony Gordon avait ouvert le score pour les Three Lions en seconde période, faisant entrevoir à l'Angleterre sa première finale de Coupe du Monde depuis 1966. Mais la sélection de Lionel Scaloni a renversé la situation en sept minutes chrono, grâce à des réalisations d'Enzo Fernandez puis de Lautaro Martinez. L'Albiceleste, championne du monde en titre, file en finale et devra désormais composer avec cette polémique diplomatique jusqu'à l'ultime rendez-vous du tournoi.