La situation de Rayan Aït-Nouri à Manchester City ne cesse d'évoluer. Alors qu'Enzo Maresca le voyait davantage comme un ailier en début de saison, le technicien italien semble avoir revu sa position et reconsidère désormais l'international algérien comme arrière gauche, compliquant encore un peu plus son intégration aux Citizens.
Un positionnement qui change au gré des besoins
Depuis son arrivée à Manchester City, Rayan Aït-Nouri peine à trouver sa place. En début de campagne, Enzo Maresca avait clairement exprimé sa vision concernant l'Algérien : « Je le vois davantage comme un ailier que comme un arrière gauche », avait déclaré le coach, en référence à son rôle de piston chez Wolverhampton. Mais le discours a évolué. Après l'avoir sorti du banc pour seulement vingt minutes face à l'AEK Athènes, Maresca a récemment présenté le joueur de 25 ans comme un latéral à part entière : « Il est essentiellement un arrière gauche à ce poste. Josko fait un travail fantastique, Nico O'Reilly aussi quand il est disponible. C'est la même position, c'est simplement la concurrence entre eux. »
Ce repositionnement ne lui facilite pas la tâche. Bien qu'il ait disputé l'intégralité de la rencontre face à Norwich en Carabao Cup, ses apparitions sont restées rares, y compris lors des absences des ailiers Jeremy Doku et Antoine Semenyo. Plus tôt dans la saison, il avait même été doublé sur le banc par le jeune défenseur de l'académie Kaden Braithwaite, et un prêt à Manchester United avait brièvement été exploré au mercato estival.
La Carabao Cup, seule bouée de sauvetage
Mercredi soir face à Brighton en Coupe de la Ligue anglaise, Aït-Nouri pourrait obtenir du temps de jeu, Maresca ayant accordé du repos à plusieurs cadres dont Ruben Dias et Josko Gvardiol. Mais même avec l'absence du Croate, le technicien devrait privilégier Nico O'Reilly au poste d'arrière gauche. L'Anglais, élu meilleur jeune joueur de Premier League la saison passée, cherche à retrouver son meilleur niveau après un début de saison perturbé.
Dans ce contexte, la Carabao Cup représente la principale fenêtre d'expression pour l'Algérien. Tant qu'il n'aura pas réussi à s'imposer dans un rôle défini, qu'il soit ailier ou latéral, Aït-Nouri devra se contenter de miettes et livrer une bataille quotidienne pour exister dans un groupe aussi étoffé que celui de Manchester City.