À quatre jours du coup d'envoi de la Coupe du monde 2026, une étude publiée par L'Équipe révèle que l'Algérie se classe au quatrième rang mondial avec 16 joueurs nés hors de ses frontières. Les Fennecs figurent ainsi parmi les sélections les plus marquées par le phénomène de la diaspora dans cette édition historique à 48 nations, organisée aux États-Unis, au Canada et au Mexique.
Le Mondial 2026, vitrine inédite de la diaspora mondiale
Pour la première fois dans l'histoire de la compétition, 48 équipes nationales prendront part à la Coupe du monde 2026. Cette expansion inédite met en lumière une tendance de fond : de nombreuses sélections s'appuient massivement sur des joueurs nés à l'étranger, souvent formés dans les académies de leurs pays d'accueil avant de choisir de défendre les couleurs de leur nation d'origine.
En tête de ce classement, on trouve Curaçao, petite île des Caraïbes peuplée de seulement 185 000 habitants, qui aligne pas moins de 25 joueurs nés hors de son territoire — un ratio qui illustre à lui seul la réalité migratoire et sportive de ce micro-État. Derrière eux, le continent africain s'impose comme la région la plus concernée par cette réalité.
L'Algérie dans le top 5, juste derrière le Maroc
Trois nations africaines occupent les deuxième, troisième et quatrième positions de ce classement. La République Démocratique du Congo arrive en deuxième position avec 20 joueurs nés à l'étranger. Le Maroc suit avec 19 joueurs concernés, tandis que l'Algérie se positionne juste derrière avec 16 joueurs nés hors du territoire national.
La forte présence de joueurs formés en Europe — et notamment en France — au sein des Fennecs est le reflet de décennies d'émigration algérienne. Ces profils binationaux, issus des centres de formation de l'Hexagone, composent désormais une part significative de l'effectif algérien qui s'apprête à disputer sa première Coupe du monde à 48 équipes. À égalité avec les Verts, la Bosnie-Herzégovine et Haïti comptent également 16 joueurs nés en dehors de leur sol national.
Dans un Mondial qui s'annonce comme le plus ouvert de l'histoire, ces chiffres rappellent que les frontières du football contemporain sont bien plus poreuses que celles des États. Pour l'Algérie, ces 16 joueurs nés à l'étranger ne sont pas une anomalie statistique : ils sont le visage d'une diaspora qui a choisi de porter haut les couleurs des Fennecs sur la scène mondiale.