Après de longs mois d’absence, Mohamed Farsi a enfin retrouvé les terrains, une nouvelle encourageante pour la sélection algérienne… mais qui complique en parallèle les choix de Vladimir Petkovic à l’approche de la Coupe du monde 2026.
Le latéral droit a effectué son retour avec son club du Columbus Crew, en entrant en jeu à la 82e minute lors de la victoire face au Philadelphia Union (2-0), en Major League Soccer. Une apparition symbolique mais importante, neuf mois après une opération liée à une hernie sportive qui l’avait éloigné des terrains depuis septembre.
Avant cette blessure, Farsi s’était pourtant imposé comme l’un des latéraux les plus réguliers de MLS, enchaînant les performances solides et gagnant en crédibilité, aussi bien en club qu’en sélection. Son retour se fait progressivement, avec l’objectif de retrouver du rythme après une longue période d’inactivité.
Sur le plan international, le joueur de 26 ans avait rapidement marqué des points sous les ordres de Vladimir Petkovic. Lors de ses premières apparitions avec les Verts, il s’était illustré par son apport offensif, notamment avec deux passes décisives face au Togo et au Liberia. En seulement cinq sélections, toutes sous l’ère actuelle, il avait déjà démontré sa capacité à s’intégrer rapidement au système du sélectionneur.
Son profil plaît particulièrement : un latéral moderne, capable de se projeter, d’apporter de la profondeur et de dynamiser le jeu offensif. Un style en adéquation avec les exigences tactiques de Petkovic, qui privilégie des joueurs polyvalents et capables d’évoluer dans plusieurs registres.
Mais depuis son absence, la hiérarchie a évolué. Rafik Belghali semble avoir pris une longueur d’avance sur le flanc droit, en s’imposant comme une option fiable. D’autres solutions ont également émergé, à l’image de Samir Chergui, tandis que Achref Abada a même été testé dans ce rôle malgré son profil de défenseur central.
Ce secteur, longtemps considéré comme un point faible de la sélection, notamment lors de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 en raison des blessures et du déclin de Youcef Atal, semble aujourd’hui mieux fourni. Ironiquement, cette stabilisation s’est faite en l’absence de Farsi.
Son retour redistribue donc les cartes, mais pose aussi un véritable dilemme pour le sélectionneur. Faut-il miser sur la continuité avec les joueurs en place ou réintégrer un élément qui avait donné satisfaction avant sa blessure ?
Pour Mohamed Farsi, le défi est clair : enchaîner les minutes, retrouver son meilleur niveau et convaincre rapidement. Le temps joue contre lui, alors que la liste pour la Coupe du monde approche à grands pas. Mais ses qualités pourraient encore faire pencher la balance, à condition de revenir au sommet de sa forme dans les semaines à venir.

































