Le dossier disciplinaire lié à la demi-finale retour de la Coupe de la Confédération de la CAF entre l’USM Alger et l’OC Safi continue de susciter une vive polémique au sein du football africain. Cette rencontre, disputée au Maroc, a été marquée par des incidents sérieux avant et pendant le match, relançant une fois de plus le débat sur la gestion sécuritaire et l’application des règlements dans les compétitions continentales.
Sur le plan sportif, l’USM Alger a validé sa qualification pour la finale grâce à un match nul 1-1 obtenu à l’extérieur, après un premier nul vierge à Alger. Mais cette qualification est rapidement passée au second plan en raison des événements extra-sportifs ayant entouré la rencontre. Le coup d’envoi a été retardé de plus d’une heure en raison de troubles dans les tribunes et d’un dispositif de sécurité jugé insuffisant au départ. L’intervention des forces de l’ordre a permis de rétablir un certain calme et de lancer la rencontre, mais le climat est resté tendu.
Selon plusieurs sources proches du dossier citées par winwin, la situation s’est encore compliquée durant le match avec des interruptions répétées. L’un des arbitres assistants a notamment été la cible de jets de projectiles provenant des tribunes, attribués à des supporters de l’OC Safi. Ces incidents ont provoqué plusieurs arrêts de jeu et ont failli conduire à l’interruption définitive de la rencontre.
L’un des éléments les plus controversés concerne la décision de maintenir le match malgré la gravité des événements. Toujours selon une source proche de la CAF citée par winwin, le coordinateur général de la rencontre, qui est de nationalité libyenne, aurait insisté pour que le match se joue, assumant personnellement cette responsabilité. Cette décision a été acceptée par les deux équipes, bien que certaines règles de la CAF prévoient normalement l’arrêt définitif de la rencontre dans de telles conditions. Le responsable aurait également accablé les fans de l’USMA.
Cette situation a immédiatement déclenché une vague de critiques et de débats au sein des instances africaines. Plusieurs observateurs estiment que les conditions de sécurité n’étaient pas réunies pour permettre le bon déroulement de la rencontre, notamment après l’envahissement de certaines zones sensibles et les interruptions répétées du jeu.
Un autre point sensible réside dans les rapports des officiels du match. Les comptes rendus des arbitres, du coordinateur et du commissaire de match présentent des versions divergentes des événements. Certains rapports évoquent une responsabilité partagée entre les deux camps, tandis que d’autres pointent davantage les supporters marocains comme principaux responsables. Cette contradiction complique fortement le travail de la commission de discipline.
L’analyse des images disponibles sur les réseaux sociaux et les chaînes sportives montre également des scènes impliquant des supporters des deux équipes, sans permettre d’identifier avec certitude une seule partie responsable des débordements.
Dans ce contexte, la CAF se retrouve face à un dossier particulièrement délicat. Selon les informations rapportées par winwin, trois scénarios principaux sont actuellement étudiés par la commission de discipline. Le premier prévoit des amendes financières importantes pour les deux clubs, avec une sanction plus lourde pour l’OC Safi en tant que club organisateur, incluant une interdiction de jouer à domicile avec public.
Le deuxième scénario inclut également des sanctions financières, mais ajoute une possible interdiction de supporters pour l’USM Alger à partir de la saison prochaine, bien que le club devrait conserver son public pour la finale. Le troisième scénario consiste à reporter la décision finale afin de poursuivre l’analyse des rapports et auditions.
La CAF doit désormais trancher dans un dossier sensible qui pourrait avoir des conséquences importantes sur l’image de la compétition. Entre sécurité, responsabilité organisationnelle et pression médiatique, l’affaire USM Alger – OC Safi illustre une nouvelle fois les défis auxquels fait face le football africain dans la gestion de ses grandes affiches continentales.

































