Douze ans de carrière internationale, une retraite annoncée dans la douleur après l'élimination du Mondial 2026 face à la Suisse (0-2), et des mots sans concession. Riyad Mahrez a profité de sa liberté retrouvée pour régler ses comptes avec ses détracteurs et adresser un dernier appel à l'environnement du football algérien.

Une charge frontale contre les analystes télévisés

Meilleur passeur décisif de l'histoire des Fennecs et deuxième meilleur buteur toutes époques confondues, Riyad Mahrez n'a pas mâché ses mots au moment de tirer sa révérence internationale. L'ex-capitaine de la sélection algérienne s'en est pris directement aux consultants sportifs qui s'expriment sur les plateaux télévisés du pays.

"Tous ceux qui occupent les plateaux d'analyse télévisée en Algérie n'ont pas réussi à accomplir 5% de ce que moi et cette génération avons réalisé avec la sélection."

Des propos tranchants qui interviennent dans un contexte particulièrement tendu, après une sortie collective peu convaincante face aux Suisses lors du Mondial 2026 — une défaite qui a déclenché une avalanche de critiques acerbes à l'encontre du groupe algérien.

Son dernier vœu : protéger la jeune garde

Au-delà du règlement de comptes, Mahrez a formulé un appel solennel à l'adresse des supporters et des observateurs. Le natif de Sarcelles réclame que la pression soit écartée de la nouvelle génération, afin de lui laisser le temps de grandir et de s'affirmer progressivement sur la scène internationale.

"Laissez ces jeunes tranquilles, laissez-les jouer et se développer."

Un message que le champion d'Afrique 2019 espère voir résonner dans les jours à venir, alors que l'équipe nationale d'Algérie doit désormais se reconstruire sans l'un de ses piliers historiques. Après douze ans de loyaux services, Mahrez tire sa révérence internationale en laissant derrière lui un héritage considérable — et quelques vérités bien senties.