L'absence de Baghdad Bounedjah en sélection algérienne ne s'explique pas par une baisse de niveau, contrairement à ce que certains avancent. Les véritables raisons seraient d'ordre disciplinaire, ayant émergé lors de la dernière Coupe d'Afrique des Nations, avant de se prolonger dans les rassemblements suivants.
Un bilan technique qui ne justifie pas l'éviction
Sur le plan sportif, Baghdad Bounedjah reste un attaquant aguerri, fort d'une longue expérience internationale et de statistiques solides, aussi bien en club qu'avec les Fennecs. Ses années de service au sein de l'équipe nationale algérienne témoignent d'un apport réel et régulier au collectif vert. Réduire son absence à un simple problème de forme ou de déclin serait donc une lecture trop hâtive d'une situation bien plus complexe.
Des comportements en rupture avec les exigences du sélectionneur
Depuis sa prise de fonctions, le sélectionneur a instauré un cadre disciplinaire rigoureux, fondé sur l'engagement total et le respect absolu des règles collectives. Or, certains comportements attribués à Bounedjah, apparus en marge de la dernière CAN, n'auraient pas été conformes à cette vision. Ces manquements auraient engendré des tensions au sein du staff technique, et se seraient répétés lors de plusieurs rassemblements ultérieurs, rendant la situation difficilement tenable.
Un message clair : nul n'est au-dessus du groupe
En écartant Baghdad Bounedjah, le sélectionneur a voulu envoyer un signal fort à l'ensemble du groupe : quel que soit le nom, le palmarès ou le statut d'un joueur, la discipline collective est non négociable. Dans le football moderne, le comportement au sein du vestiaire et l'adhésion au projet de l'entraîneur comptent autant que les performances sur le terrain.
Cette décision, davantage administrative que sportive, n'exclut pas un retour de l'attaquant algérien. Bounedjah conserve les qualités pour apporter à la sélection, à condition de retrouver la confiance du staff sur le plan du professionnalisme.