Depuis plusieurs années, le poste de gardien de but reste l’un des dossiers les plus sensibles autour de l’équipe d’Algérie. Les Fennecs ont régulièrement changé de numéro un dans les cages et les débats autour de la hiérarchie continuent d’alimenter les discussions chez les supporters comme chez les observateurs.
Dans ce contexte, la sélection algérienne reste attentive à tous les profils susceptibles d’apporter de la concurrence à ce poste stratégique. Plusieurs noms circulent déjà dans la liste élargie suivie par le staff technique, notamment ceux de Melvin Mastil, Gaya Merbah ou encore Abdullah Laidani. Mais ces derniers jours, une piste bien plus inattendue est apparue dans l’actualité.
Elle mène… au Chili.
Selon des informations relayées par le média sud-américain FutChile, la Fédération algérienne de football surveillerait avec intérêt les performances d’un jeune gardien de 21 ans : Thomas Gillier. Un nom qui n’est pas encore familier pour le grand public en Algérie, mais qui pourrait pourtant avoir un lien direct avec les Fennecs.
Ce qui rend cette histoire particulièrement intrigante, c’est que Gillier fait déjà partie de l’environnement de la sélection chilienne. Le jeune portier a été convoqué à plusieurs reprises avec l’équipe nationale lors des derniers rassemblements.
Il figurait notamment dans le groupe pour les matchs des éliminatoires de la Coupe du monde 2026 face à l’Uruguay et au Brésil en septembre 2025. Il était également présent lors des rencontres amicales disputées en octobre et en novembre.
Cependant, malgré ces convocations, il n’a jamais foulé la pelouse avec la Roja. À chaque fois, il est resté sur le banc des remplaçants, sans jouer la moindre minute officielle.
Un détail qui peut sembler anodin, mais qui ouvre en réalité une porte réglementaire importante.
Avant d’en arriver là, il faut s’intéresser au parcours du joueur.
Thomas Gillier est né à Las Condes, une commune située dans la région de Santiago. C’est là qu’il a grandi et commencé à se faire un nom dans le football chilien. Gardien moderne au gabarit solide (1,86 m), il a été formé dans l’un des clubs les plus prestigieux du pays : l’Universidad Católica.
Après plusieurs années passées dans les équipes de jeunes, il a intégré l’équipe première en 2024. Sa progression rapide a rapidement attiré l’attention de recruteurs européens.
L’été dernier, il a franchi une étape importante en signant avec le club italien de Bologne. Le portier chilien a paraphé un contrat de cinq saisons avec la formation de Serie A, preuve que son potentiel est pris très au sérieux en Europe.
Pour accélérer son développement, Bologne a choisi de l’envoyer en prêt afin qu’il accumule du temps de jeu. Direction l’Amérique du Nord, où il évolue actuellement avec le CF Montréal en Major League Soccer.
Depuis le début de la saison, Gillier a déjà été titularisé lors des trois premières journées du championnat. Une expérience importante pour un gardien encore très jeune qui découvre progressivement le football international.
Mais pourquoi son nom est-il associé aujourd’hui à l’équipe d’Algérie ?
La réponse se trouve dans ses origines familiales. Selon la presse chilienne, Thomas Gillier posséderait des racines algériennes du côté paternel. Une information qui, si elle est confirmée administrativement, pourrait lui permettre de prétendre à représenter les Verts.
Et c’est là que le règlement de la FIFA entre en jeu.
Même si le gardien a déjà été convoqué avec la sélection chilienne, il n’a jamais disputé de match officiel avec l’équipe première. Or, selon les règles actuelles, un joueur n’est définitivement lié à une sélection nationale que lorsqu’il participe effectivement à une rencontre officielle avec celle-ci.
Dans le cas de Gillier, ce verrou n’existe donc pas encore.
S’il le souhaite et si les démarches administratives sont menées à bien, il pourrait théoriquement changer de nationalité sportive. Pour cela, il devrait obtenir un passeport algérien puis déposer une demande officielle auprès de la FIFA afin de représenter l’Algérie.
Pour l’instant, rien n’indique qu’un processus soit déjà engagé. Mais le simple fait que son nom circule montre que la FAF continue de scruter les talents ayant un lien avec l’Algérie, où qu’ils se trouvent dans le monde.
Entre le Chili, l’Italie et le Canada, le parcours de Thomas Gillier ressemble déjà à un véritable voyage footballistique. Reste désormais à savoir si cette trajectoire internationale pourrait un jour passer par… les cages des Fennecs.






























