Un mois après le limogeage de Said Allik de son poste de directeur sportif, l'USMA et son ancien responsable n'ont toujours pas officialisé leur séparation. Un désaccord financier profond oppose les deux parties, et l'affaire menace de se régler devant la justice.

Un fossé béant entre les deux parties

La SSPA USMA a formulé une proposition pour mettre fin à la collaboration de manière amiable : le versement de six mensualités à titre d'indemnisation. Une offre jugée largement insuffisante du côté d'Allik, dont le salaire mensuel est fixé à 200 millions de centimes. Son avocat exige, quant à lui, le règlement de l'intégralité des salaires dus jusqu'au terme du contrat initial, soit les deux années restantes d'un engagement tripartite signé pour trois ans.

Un licenciement abusif plaidé devant la justice

La défense de l'ex-directeur sportif ne s'arrête pas à la question financière. L'avocat de Said Allik soutient que son client a été victime d'un licenciement abusif, une qualification qui, si elle est retenue par les juridictions compétentes, pourrait alourdir considérablement la facture pour le club algérois. L'issue judiciaire semble désormais inévitable, à moins qu'un accord de dernière minute ne vienne clore ce dossier encombrant pour les deux camps.

Cette situation fragilise davantage une direction de l'USMA déjà sous pression, alors que le club doit se concentrer sur ses objectifs sportifs. L'issue du bras de fer juridique pourrait avoir des répercussions financières significatives sur la gestion du club.