Le Classico marocain entre l’AS FAR et le Raja Casablanca, disputé ce jeudi au Stade Prince Moulay Abdellah de Rabat, a largement dépassé le cadre sportif. Si la rencontre s’est soldée par une victoire des Militaires (2-1), l’après-match a surtout été marqué par de graves incidents en tribunes, transformant l’enceinte en véritable scène de chaos.
Très vite, l’ambiance a dégénéré dans certaines zones du stade. Des affrontements ont éclaté entre groupes de supporters, avec des jets de sièges, de bouteilles et même de fumigènes. L’atmosphère a basculé dans une tension extrême, loin de l’image festive attendue pour un match de cette envergure. Plusieurs vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent des scènes de panique et de mouvements de foule, où des spectateurs tentent de fuir ou de se protéger comme ils peuvent.
Le point le plus choquant reste sans doute ce qui s’est passé dans certaines tribunes, où des groupes ont forcé des séparations en plexiglas pour tenter de rejoindre d’autres zones du stade. Ce qui devait être une opposition sportive s’est ainsi transformé en affrontements désorganisés, nécessitant l’intervention de la sécurité pour éviter une escalade encore plus grave.
Au-delà des tribunes, c’est aussi l’infrastructure du stade qui a été touchée. L’enceinte, qui avait notamment accueilli la finale de la CAN 2025 quelques mois plus tôt, a subi des dégradations importantes. La tribune de presse a particulièrement été ciblée : plusieurs équipements ont été arrachés, des écrans détruits et du matériel endommagé. Des images circulant en ligne montrent un espace totalement ravagé, donnant la mesure de la violence des incidents.
Ce saccage pose désormais une nouvelle fois la question de la sécurité dans les grands matchs du championnat marocain, surtout lors des affiches à forte rivalité. Le stade Prince Moulay Abdellah, symbole du football continental après avoir accueilli une finale majeure, se retrouve au centre d’une polémique qui dépasse le simple cadre sportif.
Les autorités sportives et sécuritaires sont désormais attendues sur les mesures à prendre pour éviter que ce type de débordements ne se reproduise. Car au-delà du score et du résultat du Classico, c’est l’image du football national et la sécurité des spectateurs qui se retrouvent aujourd’hui au cœur des préoccupations.
































