Islam Slimani a engagé une procédure judiciaire contre le Chabab Belouizdad pour récupérer ses droits contractuels impayés. Le journaliste Chouaib Kahhoul lève le voile sur les dessous d'un divorce houleux entre la star algérienne et son ancien club, révélant une créance estimée à près de 45 milliards de centimes.
Un départ teinté d'humiliation
Le bras de fer entre Islam Slimani et le Chabab Belouizdad aurait débuté bien avant toute action en justice. Selon les révélations de Chouaib Kahhoul, l'international algérien aurait été délibérément mis à l'écart par les dirigeants du club de Belcourt. Pire encore, le gardien du stade du 20 Août 1955 lui aurait refusé l'accès à l'enceinte, empêchant ainsi l'ancien attaquant de se présenter normalement dans ses locaux de travail. Une situation humiliante pour un joueur de son rang, qui illustre à elle seule la dégradation avancée des relations entre les deux parties.
Des obligations contractuelles délibérément ignorées
Au cœur du contentieux se trouve le non-respect flagrant d'engagements contractuels pourtant formalisés. La direction du Chabab Belouizdad aurait refusé de s'acquitter des primes de signature dues à Slimani, ainsi que des revenus issus de contrats publicitaires expressément inscrits dans le contrat liant les deux parties. La créance totale réclamée par l'avant-centre s'élèverait à environ 45 milliards de centimes, dont 30 milliards correspondant aux primes de signature sur trois saisons — évaluées à 10 milliards par an — et le solde représentant les salaires mensuels de deux saisons et demie restés en suspens.
La justice comme seul recours face au veto de Behloul
Le refus catégorique de l'ancien président du club, Behloul, d'envisager tout règlement à l'amiable a contraint Islam Slimani à se tourner vers les voies légales pour faire valoir ses droits. Présentée par son entourage comme un ultime recours après l'échec de toute tentative de conciliation, cette action judiciaire place désormais le dossier entre les mains de la justice algérienne. L'issue de cette procédure pourrait avoir des répercussions significatives sur la gouvernance du football professionnel algérien et sur le respect des engagements contractuels au sein de la Ligue 1 Pro.