La France a validé son billet pour les demi-finales de la Coupe du Monde 2026 en écartant le Maroc en quart de finale. Adrien Rabiot, l'un des piliers du milieu tricolore, a pris la parole à chaud pour livrer une lecture sans ambiguïté de la rencontre et du ressenti de ses coéquipiers face aux Lions de l'Atlas.
Une lecture de jeu qui dit tout
Interrogé par beIN Sports à l'issue de la qualification, Adrien Rabiot a choisi la franchise plutôt que la diplomatie. Le milieu de terrain français a expliqué que, dès les premières séquences où le Maroc récupérait la possession, les Bleus n'ont jamais senti de menace réelle. « On a senti dans les moments où l'on n'avait pas le ballon, où on leur a laissé, qu'ils n'étaient pas dangereux, qu'on n'avait pas à craindre de cette équipe », a-t-il affirmé sans détour.
Sans pour autant balayer les qualités adverses, Rabiot a concédé que le Maroc recelait des « individualités extraordinaires » susceptibles de faire basculer n'importe quel match sur une inspiration. Mais la solidité collective des Tricolores a neutralisé ces dangers potentiels. « On a été très sérieux. On a bien utilisé le ballon », a-t-il précisé, résumant en une phrase la domination française sur l'ensemble de la rencontre.
Résilience après le penalty arrêté de Mbappé
L'autre enseignement de ce quart de finale réside dans la réaction des Bleus après l'arrêt de Yassine Bounou sur le penalty de Kylian Mbappé. Un coup du sort qui aurait pu déstabiliser un groupe moins armé mentalement. Rabiot a tenu à saluer la force de caractère collective démontrée dans ces instants délicats. « On est resté dedans après le penalty. On voit là la force de l'équipe », a-t-il insisté, soulignant la détermination affichée par les Tricolores avant de faire la différence en seconde période.
Une troisième demi-finale historique à ne pas banaliser
Cette victoire envoie la France vers une troisième demi-finale consécutive en Coupe du Monde, une performance que Rabiot refuse catégoriquement de considérer comme acquise. « Nous, on ne banalise pas du tout. Dans le vestiaire, on était très heureux », a-t-il affirmé, conscient de la rareté d'un tel accomplissement.
Le joueur français a mis en perspective la dimension historique du parcours en cours : « Ça va être ma deuxième Coupe du Monde. Très peu de générations en équipe de France ont connu ça. C'est exceptionnel ». Un groupe soudé, une maîtrise affirmée, une ambition intacte — la France poursuit sa route dans ce Mondial 2026 avec les attributs des grandes équipes.