Prolongé jusqu'en 2028 avec le LOSC Lille, Nabil Bentaleb est revenu sur la Coupe du Monde 2026 vécue sous le maillot algérien. Entre fierté collective et amertume sportive, l'international des Fennecs a livré un témoignage sincère sur un parcours mondial stoppé en seizièmes de finale par la Suisse.

Un maillot trop précieux pour être cédé

La tradition des échanges de tuniques après les rencontres n'a pas séduit Nabil Bentaleb lors du Mondial 2026. Le milieu de terrain lillois a choisi de conserver jalousement chaque maillot porté avec l'Algérie. « Non, je n'ai pas changé de maillot. Ce sont des maillots trop importants, des maillots de l'Algérie », a-t-il affirmé. Une décision qui reflète l'attachement profond du joueur à la sélection nationale, d'autant que plusieurs proches lui avaient déjà réclamé ces précieuses tuniques.

La Suisse : une élimination amère, un souvenir paradoxal

L'aventure algérienne au Mondial 2026 s'est achevée en seizièmes de finale face à la Suisse, une défaite que Bentaleb reconnaît volontiers mal négociée. « On garde un goût amer dans la bouche parce qu'on sait tous ce qu'on aurait dû mieux faire », confie-t-il, tout en insistant sur la richesse de l'expérience globale.

Paradoxalement, c'est ce même match contre les Helvètes que le Lillois retient comme son meilleur souvenir de la compétition. L'ambiance électrique à l'entrée dans le stade, la pression d'un huitième de finale mondial, la conscience d'un devoir à accomplir : autant d'émotions intenses qui ont marqué le joueur, malgré l'issue décevante. « Ça reste quand même mon meilleur souvenir parce qu'il y avait une très bonne ambiance », résume-t-il.