Farès Ghedjemis a franchi un cap dans son bras de fer avec Frosinone. L'attaquant international algérien de 23 ans a refusé de prendre part au déplacement à Florence, samedi, pour la deuxième journée du Championnat d'Italie. Un coup de force qui illustre la gravité de la crise entre le joueur et sa direction.

15 millions d'euros, le nœud du problème

Lié au club du Latium jusqu'à l'été 2028, Ghedjemis aspire à quitter Frosinone avant la clôture du mercato estival. Mais la direction italienne ne cède pas : elle exige plus de 15 millions d'euros pour autoriser le départ de l'Algérien, estimant que les offres reçues jusqu'ici sont bien en deçà de sa valeur réelle.

Deux formations ont pourtant tenté leur chance. Le Beşiktaş, en Turquie, et l'AS Monaco, en France, ont formulé des propositions concrètes. Frosinone les a toutes deux repoussées, jugeant les montants insuffisants. Ces refus successifs ont attisé les tensions, débouchant sur des «désaccords profonds» entre l'attaquant et ses dirigeants, selon le site spécialisé Tutto Frosinone, qui a révélé l'affaire vendredi.

Une saison déjà perturbée dès la deuxième journée

L'absence de Ghedjemis face à la Fiorentina est sa deuxième en autant de matches officiels depuis le coup d'envoi de la nouvelle saison. Un signal préoccupant qui laisse entrevoir une situation susceptible de s'enliser si aucune solution n'émerge rapidement.

Avec la fenêtre des transferts sur le point de se refermer, le temps presse pour les deux parties. Frosinone entend défendre coûte que coûte la valeur marchande de l'un de ses éléments offensifs majeurs, tandis que Ghedjemis, lui, mise sur le rapport de force pour obtenir son bon de sortie. Le dénouement s'annonce décisif pour la suite de la carrière de l'international algérien.