Malvin Mastil, troisième gardien de l'équipe nationale algérienne lors du Mondial 2026, s'est longuement confié à la chaîne suisse RTS Sport ce jeudi 20 août. Le portier du FC Lausanne a livré les coulisses de son échange de maillot avec Lionel Messi et revendiqué avec fierté son triple ancrage identitaire franco-algéro-suisse.

Un fan d'enfance face à son idole

Présent dans le groupe des Verts sans avoir disputé la moindre minute au Mondial 2026, Mastil n'a pas manqué de profiter de sa proximité avec les plus grandes stars de la compétition. Face à l'Argentine, l'occasion était trop belle. «Depuis que j'étais tout petit, j'admirais Messi et Barcelone. C'est mon joueur préféré», a confié le gardien avec une sincérité désarmante.

L'échange de maillot avec la légende sud-américaine est désormais l'un de ses souvenirs les plus précieux. «J'ai eu la chance d'obtenir sa tunique lors du match contre l'Argentine. Je la lui ai demandée, il a accepté avec beaucoup de bienveillance et nous avons échangé nos maillots à la fin du match», a détaillé Mastil. «C'est un souvenir magnifique que je garderai à vie de ce Mondial.»

Une saison record, puis le rêve algérien exaucé

La convocation de Malvin Mastil pour la Coupe du monde 2026 couronne une saison exceptionnelle. Sacré meilleur gardien de la deuxième division suisse, le portier lausannois a convaincu Vladimir Petkovic, qui l'a intégré dans sa liste pour le tournoi organisé aux États-Unis.

Malgré son statut de troisième choix, le joueur a vécu des émotions inoubliables. «J'ai assisté à des moments forts : voir nos supporters en nombre aux États-Unis, célébrer les buts de Riyad Mahrez face à l'Autriche… Tout cela comptait énormément pour moi», a-t-il témoigné avec émotion.

«Algérien, Français, Suisse» : une identité pleinement assumée

Au-delà du terrain, Mastil a abordé sa triple appartenance sans la moindre équivoque. «J'ai la chance d'avoir trois nationalités : la France, où je suis né ; l'Algérie, à laquelle j'appartiens par ma mère ; et la Suisse, dont j'ai également obtenu la citoyenneté», a-t-il expliqué.

C'est pourtant vers les Fennecs que son cœur a toujours penché. «Depuis l'enfance, mon rêve était de jouer pour l'Algérie. Quand j'ai vu mon nom dans la liste de Petkovic, j'ai réalisé l'un de mes objectifs», a-t-il avoué. Conscient de la dimension de cet engagement, il a conclu : «Quand on porte ce maillot, on a une immense responsabilité. Rendre 60 millions de personnes fières de nous, c'est notre mission.»