Farès Ghedjemis vit un début de saison sous tension. L'ailier droit algérien de 23 ans, très courtisé lors du dernier mercato estival, n'a pas réussi à quitter Frosinone, son club ayant réclamé un montant supérieur à 20 millions d'euros pour le libérer. Un blocage qui laisse des séquelles, à la fois humaines et sportives.
Monaco avait tout réglé, Frosinone a tout bloqué
L'AS Monaco s'était positionné sérieusement sur le dossier Ghedjemis cet été. Mieux encore : les deux parties étaient parvenues à un accord complet sur les conditions personnelles du contrat. Mais c'est du côté de Frosinone que la négociation a tourné court. Le club lombard, fraîchement promu en Serie A, a fermement refusé de brader son ailier en dessous de 20 millions d'euros, un seuil inacceptable pour les dirigeants monégasques.
Selon une source proche du joueur citée par Winwin, Ghedjemis est sous le choc et nourrit une vive frustration envers ses dirigeants. Sa motivation pour rejoindre la Ligue 1 ne relevait pas du caprice : formé dans les divisions inférieures du football français avant de s'exiler en Italie, il voyait dans Monaco une occasion unique de s'imposer dans l'élite européenne. Le Beşiktaş turc avait également manifesté son intérêt, mais Frosinone n'a laissé aucune porte ouverte.
Une réconciliation nécessaire en Serie A
Désormais lié à Frosinone jusqu'à l'été 2028, Ghedjemis n'a d'autre choix que de composer avec la réalité. Le site spécialisé tuttofrosinone indique qu'une réunion est attendue dans les prochains jours entre le joueur et la direction afin de rétablir un dialogue apaisé. La publication précise que l'international algérien n'a jamais réclamé d'augmentation de salaire : sa demande de départ était exclusivement dictée par l'ambition de progresser au plus haut niveau.
La direction lombarde entend désormais tourner la page et ramener son ailier à son meilleur niveau. Il faut dire que Ghedjemis a été l'un des artisans du titre de Serie B la saison passée, compilant 15 buts et 3 passes décisives en 37 rencontres. Des statistiques qui ont propulsé sa cote sur le marché des transferts et lui ont ouvert les portes de la sélection algérienne pour la Coupe du monde 2026.
L'Algérie surveille de près
Pour les Fennecs, l'épilogue de ce dossier n'est pas anodin. Ghedjemis s'est imposé comme une pièce maîtresse du dispositif offensif algérien lors du Mondial 2026, et sa pleine disponibilité psychologique conditionne en partie sa forme avec la sélection. La balle est désormais dans son camp : retrouver la sérénité, reprendre les entraînements avec le même engagement que la saison précédente, et démontrer qu'un grand joueur se révèle aussi dans l'adversité.