L'ancien international algérien Moussa Saïb a dressé un bilan sévère de la campagne des Fennecs au Mondial 2026, après leur sortie en huitièmes de finale contre la Suisse. Sans ménager ses mots, il formule une proposition concrète pour reconstruire l'équipe nationale : confier les rênes à un technicien algérien.
Neuf buts encaissés et un onze sans repères
Pour Moussa Saïb, le bilan chiffré est sans appel : neuf buts concédés en quatre matchs. Un ratio qui, selon l'ancien capitaine des Verts, est incompatible avec toute ambition sérieuse dans une compétition de l'ampleur de la Coupe du Monde. L'Algérie n'a pas su imposer son jeu ni mettre en danger ses adversaires avec la régularité attendue.
L'instabilité du onze de départ constitue, à ses yeux, l'autre grand problème de ce Mondial. Les rotations incessantes dans la composition de base ont empêché l'émergence d'une équipe cohérente et bien huilée — et ce malgré plus de deux années de travail commun avec le staff technique. Cette inconstance a directement freiné la progression collective des Fennecs.
Renouveau générationnel et coach algérien
Sur la question de l'avenir, Saïb a salué la carrière internationale de Riyad Mahrez, tout en estimant que le football exige un renouvellement. Les prochaines années doivent, selon lui, être consacrées à l'intégration d'une nouvelle génération de joueurs, seule voie pour construire un projet pérenne.
Sa proposition principale est claire : placer à la tête de la sélection un entraîneur algérien, épaulé par un staff entièrement composé de compétences nationales. L'objectif est de redonner une direction lisible au projet sportif et de restaurer durablement la stabilité de l'équipe nationale, loin des turbulences qui ont marqué ce cycle.