Kouceila Boualia a rompu le silence. Quelques jours après sa signature officielle au Chabab Riadhi Belouizdad (CRB), le milieu de terrain a livré les raisons profondes de son refus de rejoindre la Jeunesse Sportive de Kabylie (JSK). Agressions physiques, humiliations publiques, le joueur révèle un vécu douloureux qui a tout changé.

Une promesse replacée dans son contexte

Boualia avait déclaré par le passé ne jamais vouloir porter d'autre maillot que celui de la JSK. Il assume ces mots, mais tient à préciser les circonstances. « C'était vrai que je l'avais dit, mais c'était dans un contexte et à une période où rien ne s'était encore passé », explique-t-il. Depuis, les événements ont totalement rebattu les cartes, et le joueur a dû revoir ses priorités de façon radicale.

Des agressions qui ont tout changé

Kouceila Boualia décrit des incidents d'une gravité extrême. Lui et sa femme ont été attaqués de nuit à bord de leur voiture. « Quand nous avons été encerclés, la situation a pris une tournure très dangereuse et nous avons dû chercher un endroit pour nous abriter », confie-t-il. Sans vouloir entrer dans les détails, le joueur évoque également des humiliations répétées lors de ses sorties, seul ou en compagnie de sa famille, notamment avec sa mère. Ces épisodes traumatisants ont durablement modifié sa vision des choses. « Quand on craint réellement pour sa vie et pour celle de la personne qui partage notre existence, on ne voit plus les choses de la même façon », confesse-t-il.

Le respect de la JSK, mais la priorité à la sérénité

Boualia tient néanmoins à dissocier son choix professionnel de tout sentiment d'hostilité envers le club kabyle. « J'ai toujours choisi de me taire par respect pour moi-même, pour ma famille et pour la Jeunesse Sportive de Kabylie », précise-t-il. Il reconnaît la place centrale du club dans son développement : la JSK l'a formé, lui a offert des opportunités et l'a aidé à franchir des étapes décisives. Il espère simplement que son choix de rejoindre le CRB sera, en retour, respecté. « Il est maintenant temps de parler football et de poursuivre ma carrière », conclut-il, laissant derrière lui une page douloureuse de son histoire personnelle.