Avec les retraites internationales simultanées de Riyad Mahrez et d'Aïssa Mandi, la question du capitanat s'impose comme le premier dossier du prochain sélectionneur des Verts. À l'approche du rassemblement de septembre, Ramy Bensebaini s'impose comme le candidat naturel pour porter le brassard face à la Zambie et au Burundi.
Un vide au sommet après Mahrez et Mandi
Le mois de septembre marquera le retour des Fennecs sur la scène internationale, avec deux rendez-vous décisifs comptant pour la première journée des éliminatoires de la Coupe d'Afrique des Nations 2027. L'Algérie accueille d'abord la Zambie, avant de se déplacer au Burundi pour la deuxième journée. Deux matchs que les champions d'Afrique aborderont sans leurs deux capitaines de référence : Riyad Mahrez, légende du club de Manchester City reconverti à Al-Ahli, et Aïssa Mandi, pilier défensif retraité de la scène internationale, ont tous deux annoncé leur retrait des Verts. Leur départ simultané prive le vestiaire d'une autorité double, symbolique et sportive.
Bensebaini en pole position
Au sein d'un groupe en reconstruction, le défenseur du Borussia Dortmund, Ramy Bensebaini, fait figure de favori incontesté pour prendre la succession. À 31 ans, l'arrière gauche cumule 85 sélections avec les Fennecs depuis ses débuts en 2017, lors d'un match amical face à la Mauritanie. Sa régularité au sein du groupe national sur les neuf dernières années plaide largement en sa faveur. Au plan statistique, il totalise 12 participations directes à des buts : sept réalisations, dont la dernière inscrite face au Togo lors des qualifications pour la CAN 2025, et cinq passes décisives, la plus récente délivrée contre la Guinée équatoriale dans ce même cadre éliminatoire. En phase finale de Coupe du monde, Bensebaini a disputé quatre rencontres sans peser sur le score, tandis qu'en CAN, il affiche 17 apparitions et une passe décisive, réalisée face à la Côte d'Ivoire en quart de finale de l'édition 2019.
Bentaleb, candidat de l'expérience mais à l'histoire heurtée
Le milieu Nabil Bentaleb représente l'alternative la plus crédible sur le plan de la longévité : international depuis 2014, il avait foulé pour la première fois la pelouse sous le maillot des Verts lors d'un test amical contre la Slovénie, à la veille du Mondial brésilien. Mais son parcours en sélection est entaché de longues absences, avant qu'il ne retrouve grâce aux yeux du staff sous l'ère du technicien suisse Vladimir Petkovic. Cette intermittence fragilise sa candidature face à un Bensebaini dont la présence a été quasi-permanente, quelles que soient les époques. Le choix final appartiendra au nouveau sélectionneur, dont la désignation reste le préalable indispensable à toute décision sur le capitanat.