La débâcle face à la Suisse au Mondial 2026 a tout ébranlé. Désormais, la Fédération algérienne de football (FAF) n'a qu'un seul chantier en tête : dénicher le successeur de Vladimir Petkovic. Un profil bien précis s'impose, loin des erreurs qui ont conduit les Fennecs au fond.
Ne plus reproduire les erreurs du passé
La priorité est d'éviter de rééditer les failles de l'ère Petkovic. Le manque flagrant de communication entre le sélectionneur et ses joueurs a constitué l'un des maux les plus profonds de cette période. Certains internationaux n'ont jamais échangé directement avec leur entraîneur, même par l'intermédiaire d'un traducteur, et ce malgré la durée du mandat. Cette rupture humaine a pesé sur la cohésion du groupe.
Le futur sélectionneur devra bâtir un lien individuel fort avec chacun de ses joueurs. L'exemple de Pep Guardiola est cité en modèle : le technicien espagnol s'enquiert systématiquement de la langue maîtrisée par un joueur qui l'intéresse, établissant un dialogue qui dépasse largement le seul cadre sportif. C'est ce management humain que réclament les Fennecs.
Une génération européenne prête à être exploitée
Le prochain sélectionneur héritera d'un groupe riche, alliant l'expérience de Ramy Bensebaini et de ses coéquipiers à la fougue de la jeune génération incarnée par Ibrahim Maza. La saison européenne à venir s'annonce en outre particulièrement dense pour les internationaux algériens.
Plusieurs Fennecs défendront leurs couleurs en Ligue des champions : Bader Eddine Bouanani avec Stuttgart, Aït Nouri sous les couleurs de Manchester City, Nabil Ben Taleb à Lille, Ramy Bensebaini au Borussia Dortmund et Hadj Moussa avec le Feyenoord Rotterdam. Yacine Titraoui sera également de la partie avec le RC Lens en compétition européenne, aux côtés de Fares Chaïbi, d'Ibrahim Maza et de nombreux autres. Les dossiers Belghali et Amoura, en passe de rejoindre de grands clubs, pourraient encore étoffer un effectif déjà très séduisant d'ici la clôture du mercato.
Patience, équilibre et rigueur défensive
Les Verts ont besoin d'un homme solide mentalement, capable de résister à la pression extérieure sans en être paralysé. Le prochain sélectionneur ne devra ni laisser les critiques médiatiques l'affecter outre mesure, ni s'enfermer dans ses propres convictions sans consulter son entourage. Il devra avant tout s'appuyer sur l'ADN combatif de l'Algérie, cet esprit guerrier qui court de la légendaire équipe du FLN jusqu'à la génération Riyad Mahrez, sacrée championne d'Afrique en 2019.
Sur le plan tactique, le successeur de Petkovic devra rapidement corriger les erreurs de positionnement qui ont pénalisé plusieurs internationaux, trop souvent utilisés hors de leurs postes de prédilection. Le dossier défensif constituera le chantier prioritaire, à régler en un ou deux mois au maximum. Le temps presse : quelques jours seulement séparent la prise de fonctions du premier rassemblement et de la première rencontre dans le cadre des prochaines éliminatoires.