La Fédération Algérienne de Football a imposé un critère non négociable aux candidats au poste de sélectionneur des Fennecs : travailler avec un staff local conduit par Anthar Yahia. Un préalable qui a définitivement fermé la porte à Rafael Benítez, lequel entendait dicter ses propres conditions d'encadrement.
Le staff de Yahia, ligne rouge fixée par la FAF
Avant d'ouvrir toute discussion sérieuse avec les candidats, la FAF a établi un cadre ferme. Le futur sélectionneur de l'Algérie devait impérativement accepter de composer avec un staff technique national, placé sous l'autorité d'Anthar Yahia. L'ancien capitaine des Fennecs, figure emblématique du football algérien, s'imposait ainsi comme un pivot incontournable de la future direction technique.
Ce choix de la fédération traduit une volonté affirmée de maintenir une colonne vertébrale locale au sein de l'encadrement, garantissant que l'identité et la mémoire footballistique algériennes restent représentées au quotidien auprès des joueurs.
Benítez recalé pour onze adjoints de trop
Rafael Benítez, passé notamment par Liverpool, Chelsea et le Real Madrid, a vu sa candidature achopper sur ce même critère. L'Espagnol aurait exigé d'intégrer pas moins de onze collaborateurs personnels, imposant de fait son propre staff à la place de celui désigné par la FAF.
Face à ce refus catégorique de se conformer aux exigences institutionnelles de la fédération, le dossier Benítez a été clos sans suite. La FAF n'a pas dévié de sa position, considérant ce point comme une question de souveraineté dans la gestion de l'équipe nationale.
Un filtre décisif dans la sélection du futur coach
Cet épisode révèle l'approche adoptée par la FAF dans sa recherche du successeur de Vladimir Petkovic : pas uniquement un nom de prestige, mais un technicien prêt à s'inscrire dans un cadre défini à l'avance. L'acceptation du staff d'Anthar Yahia a ainsi joué le rôle de véritable filtre, écartant les profils jugés trop rigides sur leurs prérogatives et peu enclins au compromis institutionnel.