La situation de Vladimir Petkovic à la tête des Fennecs n'a jamais été aussi précaire. Malgré la recommandation du collège technique de maintenir le sélectionneur bosnien, ce dernier conditionne sa continuité au maintien intégral de son encadrement. Une clause contractuelle, selon le journaliste Samir Kaabouche, pourrait précipiter une rupture définitive.
Petkovic ne lâchera pas son staff
Le message du technicien bosnien est sans ambiguïté : il refuse catégoriquement toute modification de son encadrement technique. Alors que la Fédération algérienne de football (FAF) envisage d'ajuster la composition du staff, Petkovic campe sur ses positions et rejette l'idée d'un remaniement, quel qu'en soit l'ampleur. Une attitude de résistance qui intervient, paradoxalement, après que le collège technique a plaidé en faveur de son maintien à la tête de l'équipe nationale.
La FAF s'appuie sur une disposition contractuelle
Face à ce bras de fer, la Fédération algérienne n'entend pas reculer. Des sources bien informées confirment que le contrat liant Petkovic à la FAF intègre une clause spécifique autorisant la fédération à renforcer ou à modifier le staff technique selon les besoins qu'elle juge nécessaires. Si le sélectionneur s'oppose à l'application de cette disposition, son refus serait juridiquement qualifié de manquement contractuel — ce qui ouvrirait à la FAF le droit de résilier le contrat sans avoir à s'exposer à de lourdes pénalités financières.
La rupture, une option que la FAF assume pleinement
Dans l'hypothèse où Petkovic maintient son refus, la Fédération optera pour son plan B : mettre fin à la mission du Bosnien et nommer un nouveau staff technique. Fait révélateur, les responsables fédéraux n'afficheraient aucune appréhension face aux éventuelles retombées financières d'une telle décision. Leur calcul repose sur un principe simple : une rupture imputable à un manquement de Petkovic lui-même les prémunit de tout recours coûteux. La balle est désormais dans le camp du sélectionneur.