Le Tribunal arbitral du sport (TAS) a fixé une nouvelle étape importante dans le dossier opposant le Maroc et le Sénégal au sujet de la finale de la CAN 2025. L’institution internationale a officiellement communiqué à la Fédération royale marocaine de football la date limite pour le dépôt de son mémoire de défense.
Selon les informations disponibles, la FRMF dispose jusqu’au 7 mai 2026 pour transmettre l’ensemble de ses arguments et documents au TAS. Cette échéance marque une phase clé de la procédure, après la réception du mémoire d’appel déposé par la Fédération sénégalaise de football, qui conteste toujours le verdict rendu dans cette affaire très suivie.
Du côté marocain, la préparation du dossier serait déjà bien avancée. La Fédération royale marocaine de football entend défendre sa position avec un argumentaire solide, appuyé par des éléments considérés comme techniques et documentés. Des sources proches du dossier évoquent la présence de rapports officiels, ainsi que de séquences vidéo, destinés à renforcer la défense du Maroc dans ce litige.
Ce dossier trouve son origine dans une décision controversée intervenue en mars 2026. À cette date, le jury d’appel de la Confédération africaine de football avait annulé le résultat initial de la finale disputée sur le terrain, avant de désigner le Maroc vainqueur sur tapis vert, plusieurs semaines après la rencontre. Une décision qui avait immédiatement suscité une forte réaction du côté sénégalais.
La Fédération sénégalaise avait alors introduit un recours auprès du TAS, demandant un traitement rapide du dossier afin d’obtenir une clarification définitive. Cependant, cette demande de procédure accélérée n’avait pas été retenue. Le TAS avait préféré suivre la procédure classique, estimée entre neuf et douze mois, afin de permettre à chaque partie de préparer pleinement sa défense.
Le Maroc et la CAF avaient de leur côté justifié ce choix de calendrier en évoquant la nécessité de disposer du temps suffisant pour constituer un dossier complet. Cette position avait été acceptée par l’instance arbitrale, qui a donc maintenu une procédure standard.
L’épilogue de cette affaire ne devrait pas intervenir avant la Coupe du monde 2026, prévue du 11 juin au 19 juillet aux États-Unis, au Canada et au Mexique. D’ici là, les deux fédérations poursuivront leurs démarches juridiques, dans un dossier devenu l’un des plus suivis du football africain récent.
En attendant la décision finale du TAS, le Maroc continue de se préparer pour ses prochaines échéances sportives, en gardant en parallèle un œil attentif sur un dossier juridique qui pourrait encore avoir des conséquences importantes sur l’issue officielle de la compétition continentale.































