À l’approche du prochain rassemblement de l’Équipe d’Algérie de football, une question anime déjà les discussions autour de la liste que dévoilera le sélectionneur Vladimir Petković. Si certains cadres semblent assurés d’être présents, d’autres pourraient perdre leur place dans un secteur offensif où la concurrence reste forte. Le poste d’avant-centre, en particulier, pourrait connaître un petit bouleversement lors du stage du mois de mars.
Une chose semble toutefois acquise : Amine Gouiri devrait retrouver le groupe. L’attaquant, qui avait dû renoncer à participer à la Coupe d’Afrique des nations 2025 en raison d’un forfait de dernière minute, est attendu comme l’un des éléments majeurs du dispositif offensif des Verts. Son absence lors de cette compétition avait été ressentie comme un véritable manque par la sélection, tant son profil de joueur capable de décrocher, combiner et marquer apporte de la variété au jeu.
Durant la CAN, l’attaque algérienne a certes trouvé le chemin des filets à plusieurs reprises, avec huit buts inscrits en cinq rencontres. Mais malgré ces statistiques honorables, les performances offensives n’ont pas totalement convaincu. Le jeu manquait parfois de fluidité et de spontanéité, donnant l’impression d’une attaque capable de marquer, mais pas toujours de dominer les débats.
Dans ce contexte, l’avenir international de Baghdad Bounedjah semble moins assuré qu’auparavant. L’attaquant, pourtant expérimenté avec ses nombreuses sélections et ses buts importants, sort d’un tournoi continental compliqué sur le plan personnel. Contrairement à la Coupe d’Afrique des nations 2023, où il avait inscrit trois buts — soit la totalité des réalisations algériennes lors de la compétition — l’avant-centre est resté muet durant la CAN 2025.
Au-delà de l’aspect purement sportif, certains comportements auraient également laissé une impression mitigée au sein du staff technique. Selon plusieurs observateurs, Vladimir Petković n’aurait pas particulièrement apprécié certaines attitudes du joueur pendant le tournoi. La réaction de Baghdad Bounedjah lors du match face à la Équipe de Guinée équatoriale de football, remporté par l’Algérie sur le score de 3-1, aurait notamment fait parler. L’attaquant aurait quitté rapidement le terrain pour rejoindre les vestiaires sans célébrer la victoire avec ses coéquipiers.
Ce détail, perçu comme un signe de frustration ou d’agacement, aurait pu peser dans la réflexion du sélectionneur. Vladimir Petković chercherait en effet à instaurer un état d’esprit irréprochable au sein de son groupe, en mettant l’accent sur la cohésion et l’engagement collectif.
Dans cette perspective, deux profils se détacheraient pour éventuellement prendre la place laissée vacante par Baghdad Bounedjah dans la liste de mars. Le premier nom évoqué est celui du jeune Amin Chiakha, âgé de seulement 20 ans. L’attaquant connaît déjà la sélection puisqu’il a eu l’occasion d’y faire deux apparitions, même si celles-ci restent brèves.
Aujourd’hui, il poursuit sa progression au sein du club norvégien Rosenborg BK. Même si le championnat vient à peine de débuter, le jeune buteur a déjà accumulé du temps de jeu lors de la préparation et des compétitions amicales. Entre tournois de préparation et coupes nationales, il a disputé plusieurs rencontres ces dernières semaines, avec un bilan intéressant de quatre buts inscrits. Des statistiques encourageantes pour un joueur encore en pleine phase de développement.
Mais la concurrence pourrait venir d’un autre attaquant qui réalise actuellement une saison solide à l’étranger : Nadhir Benbouali. L’avant-centre, formé au Paradou AC, s’est imposé comme un élément important du Győri ETO FC en Hongrie. Ses performances parlent d’elles-mêmes : quinze buts et quatre passes décisives en trente-trois apparitions toutes compétitions confondues.
À bientôt 26 ans, Nadhir Benbouali semble arriver à un moment charnière de sa carrière. Son profil physique et son style de jeu, basé sur la présence dans la surface et le jeu en appui, rappellent par certains aspects celui de Baghdad Bounedjah. Cette ressemblance pourrait constituer un argument important pour Vladimir Petković, qui pourrait y voir une continuité dans le profil de l’attaquant de pointe.
Toutefois, rien n’est encore décidé. Le manque d’expérience internationale de Nadhir Benbouali pourrait peser dans la balance, surtout à l’approche de rendez-vous importants pour la sélection algérienne. De son côté, Amin Chiakha incarne davantage un pari sur l’avenir, avec le potentiel d’un joueur capable de s’installer durablement dans le groupe.
La décision finale reviendra donc au sélectionneur. Entre la jeunesse prometteuse de Amin Chiakha et la dynamique actuelle de Nadhir Benbouali, Vladimir Petković devra trancher pour compléter son secteur offensif. Une chose est sûre : la concurrence reste ouverte chez les Fennecs, et chaque rassemblement peut redistribuer les cartes dans la hiérarchie de l’attaque algérienne.































