Invité de l'émission After Foot, Amine Gouiri a accordé une interview remarquée sur sa situation à l'Olympique de Marseille. L'attaquant international algérien a abordé sans détour l'arrivée de Bruno Genesio sur le banc phocéen, sa volonté de prendre le leadership du vestiaire et l'ambition européenne du club.
Genesio, une relation de confiance ancrée dans le temps
L'arrivée du nouveau technicien marseillais a visiblement ravi l'attaquant algérien.
« J'avais un grand sourire quand j'ai appris la nouvelle. Je sais qu'il aime ce genre de défi. »Gouiri et Genesio entretiennent un lien qui dépasse le simple cadre professionnel : le coach suit l'international algérien depuis ses 15 ans. « Il me connaît parfaitement, il m'apporte beaucoup et on discute tous les jours depuis mon retour », a précisé l'attaquant. Une proximité de longue date qui constitue un atout précieux à l'aube d'une saison décisive pour Marseille.
Le leadership, une suite logique après deux ans à l'OM
Fort de deux saisons sous la tunique phocéenne, Amine Gouiri estime que le moment est venu de franchir un cap dans sa stature au sein du groupe. « Je ne suis pas le seul attaquant et d'autres arriveront, mais oui, je dois être le leader. Ça fait deux ans que je suis ici, prendre le lead serait la suite logique », a-t-il affirmé avec conviction.
Sur la question d'un éventuel vice-capitanat ou d'un rôle accru dans le vestiaire, Gouiri renvoie la balle à son entraîneur : « C'est à lui qu'il faut poser la question, mais je suis prêt. On discute beaucoup, mais on n'a pas encore parlé de ces aspects-là. Je pense qu'il attend la fin du mercato pour voir de quoi sera fait son groupe. » Concernant son avenir contractuel, le joueur reste serein et concentré : « Je suis sous contrat, focalisé sur ma préparation et ma saison. Après, c'est le football, on ne sait jamais. »
L'Europe en ligne de mire, un bilan personnel à améliorer
Sur le plan collectif, l'objectif est clairement énoncé : ramener l'Olympique de Marseille sur la scène européenne. « C'est toujours pareil : être européen. Marseille est un grand club qui doit jouer les premiers rôles, tout simplement », a martelé Gouiri. Quant à la saison difficile qu'il vient de traverser, l'attaquant dit avoir tourné la page sans s'appesantir : « J'ai évacué tout ça. Ça fait partie de la vie de footballeur, ça ne m'affecte pas. Il faut juste garder une ligne de conduite. »
Pour ce qui est de son propre bilan en deux ans à l'OM, Gouiri se montre lucide et exigeant envers lui-même : « Je dirais la moyenne, mais on peut toujours faire plus. » Interrogé enfin sur son temps de jeu limité lors d'une récente compétition internationale, l'attaquant algérien l'accepte avec maturité : « En tant que footballeur, on veut toujours jouer plus, mais ce sont les choix du coach. On prend de l'expérience. »