Prêté par Wolfsburg à l'OGC Nice pour la saison en cours, Mohamed Amoura connaît une renaissance prometteuse sur la Côte d'Azur. L'entraîneur niçois Olivier Pantaloni n'a que des éloges pour l'international algérien, qu'il décrit comme un travailleur infatigable, à la veille du choc contre l'Olympique Lyonnais en 7e journée de Ligue 1.
Un renouveau rapide après les heures sombres de Wolfsburg
La saison passée en Bundesliga avait sérieusement écorné la réputation de Mohamed Amoura. Entre performances en demi-teinte et questions sur sa discipline, l'attaquant avait quitté le club allemand avec un bilan difficile, ce qui avait également terni son image au sein de l'équipe nationale. En sélection, son silence offensif se prolonge : aucun but inscrit sous le maillot des Fennecs depuis novembre 2025, une disette qui avait culminé par des larmes visibles lors du match contre la Zambie en éliminatoires de la CAN 2027.
Cet été, son transfert sous forme de prêt à Nice — assorti d'une option d'achat estimée à 20 millions d'euros — s'imposait comme un tournant décisif pour l'ancien fer de lance de l'ES Sétif. Résultat : sa vitesse explosive et sa combativité ont rapidement convaincu le Gym. Un but inscrit face à Lille a confirmé qu'Amoura avait bien tourné la page allemande.
Pantaloni élogieux, mais attentif au risque de blessure
Interrogé avant la rencontre face à Lyon, Olivier Pantaloni a tenu à dissiper tout doute sur le sérieux de Mohamed Amoura à l'entraînement.
« Il donne toujours le maximum. Il aime jouer et apporte énormément sur le terrain », a déclaré le technicien niçois, avant d'ajouter :
« On est très attentifs, car ce don total pourrait l'exposer à des blessures. »
Le coach a notamment évoqué la séance du jeudi précédent, au cours de laquelle il a adapté la charge de travail de l'attaquant algérien :
« On a travaillé les longues courses. Comme il adore démarrer en trombe dès qu'il voit de l'espace, on a préféré lui laisser du temps pour récupérer. »Une gestion minutieuse qui illustre l'importance qu'a prise Amoura dans le dispositif niçois.
La complicité avec Nkounkou, un danger supplémentaire
Sur le flanc gauche, une alchimie naissante s'est développée entre Mohamed Amoura et son partenaire Nils Nkounkou. Le latéral a vanté les mérites de leur association :
« Une synergie commence à se dessiner. Sa vitesse me facilite la tâche : il me suffit de mettre le ballon dans la profondeur, je suis certain qu'il va aller le chercher. C'est là que réside son plus grand danger. »
Pantaloni anticipe encore des progrès chez son attaquant :
« Une évolution physique lui apportera plus de lucidité et de sérénité. Il est déjà à un bon niveau et représente un élément capital pour nous, mais il a encore une marge de progression. »Pour Amoura, l'aventure niçoise est bien plus qu'un simple rebond — c'est peut-être la clef pour retrouver sa meilleure version, en club comme en sélection.