Toutefois, l’affaire reste complexe. L’ACA traverse elle-même une zone trouble : sa gestion administrative chaotique a conduit à une relégation jusqu’en 7e division, tandis que des enquêtes pour « escroquerie » et « faux et usage de faux » visent ses anciens dirigeants. Dans ce contexte, Belaili pourrait être victime de manœuvres ou d’accusations infondées. La présomption d’innocence demeure donc essentielle.
Malgré cela, un élément intrigue : Al Ahli Saudi FC, supposément signataire du document contesté, a déclaré ne pas en avoir connaissance. Si cette version est retenue, Belaili pourrait être sanctionné par la FIFA, dont le code disciplinaire est strict, rapporte le média La Gazette du Fennec. La section relative à la « contrefaçon et falsification » prévoit en effet une suspension minimale de 12 mois ou au moins six matches, assortie d’amendes.
Un tel scénario serait catastrophique pour le Fennec. Il risquerait de manquer la CAN 2025 et, surtout, le Mondial 2026 si la sanction maximale était appliquée. D'après LGDF, à cela s’ajoutent les possibles suites judiciaires en France, où la loi prévoit jusqu’à trois ans de prison et 45 000 euros d’amende pour de tels faits.
En attendant que la lumière soit faite, le flou persiste. L’évolution de ce dossier dira si Belaili est réellement coupable ou simple victime d’une affaire qui illustre davantage les dérives administratives du club corse que les agissements d’un joueur.
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