Un rapport d'analyse arbitrale publié par un média espagnol spécialisé bouscule les certitudes sur le supposé favoritisme dont aurait bénéficié l'Argentine au Mondial 2026. Sur six décisions litigieuses recensées jusqu'en demi-finale, une seule a tourné à l'avantage des Albicelestes. Et la révélation majeure concerne directement l'Algérie : Lionel Messi aurait dû quitter le terrain sur carton rouge.
Messi épargné, Chaïbi lésé : la rencontre Algérie-Argentine décortiquée
Le match opposant les Fennecs à l'Argentine constitue le cas le plus débattu de toute la compétition, devançant même la rencontre face à l'Égypte. Le rapport pointe une erreur arbitrale majeure en faveur des champions du monde : le tacle de Lionel Messi sur le tendon d'Achille du défenseur Aissa Mandi justifiait un carton rouge direct. L'arbitre n'a pas sorti le rouge — une décision qualifiée de seule véritable faute de jugement favorable à l'Argentine lors de tout son parcours dans la compétition.
Concernant le but refusé à Fares Chaïbi pour hors-jeu, la conclusion du rapport est nuancée. La décision elle-même est jugée légalement correcte, mais la technologie VAR a utilisé une image de mauvaise qualité qui a semé le doute. À l'inverse, un but valide de Messi a été annulé à tort : l'analyse technique postérieure démontre que le hors-jeu semi-automatique a sélectionné la mauvaise image de référence, et que l'attaquant argentin se trouvait en réalité dans une position régulière, aligné avec la dernière ligne défensive algérienne.
Un bilan global qui invalide la thèse du complot
Le rapport élargit son analyse aux autres rencontres et dresse un tableau qui contredit radicalement les accusations de favoritisme systématique. Face à l'Autriche, le penalty accordé pour une faute sur Lautaro Martínez est jugé parfaitement justifié — Messi l'a d'ailleurs manqué. Contre l'Égypte, l'annulation du but égyptien est validée en raison d'une faute préalable sur Lisandro Martínez. Enfin, lors du match contre la Suisse, l'expulsion de l'attaquant Breel Embolo pour simulation est confirmée comme strictement conforme au règlement.
Au final, une seule des six décisions arbitrales majeures recensées a profité à l'Argentine au Mondial 2026. Les cinq autres lui étaient défavorables ou correspondaient à une application correcte du règlement. Le rapport conclut à l'absence de biais systématique en faveur des Albicelestes, même si certaines décisions mineures ont pu leur être favorables sous l'effet de la pression des grands matchs et de la notoriété des joueurs.
Un constat qui ravive les regrets algériens
Si cette analyse technique invalide la théorie du favoritisme organisé, elle établit néanmoins un fait douloureux pour le football algérien : Lionel Messi aurait pu — et dû — être renvoyé aux vestiaires lors de la confrontation face aux Fennecs. Un constat qui relance inévitablement les interrogations sur ce que ce Mondial 2026 aurait pu être pour l'Algérie avec onze contre dix.