Une vague de rumeurs évoquant une grave crise interne a déferlé sur les réseaux sociaux depuis mercredi, prétendant à une fracture entre Vladimir Petkovic et ses joueurs à trois jours du choc décisif contre l'Autriche (28 juin). Des sources concordantes interrogées par le média sportif Winwin livrent une tout autre lecture des faits.
Une polémique aux origines suspectes
L'équipe nationale algérienne comptabilise deux rencontres au Mondial 2026 : une défaite 3-0 face à l'Argentine et une victoire 2-1 contre la Jordanie. C'est précisément au lendemain de ce succès face aux Nashama que des informations faisant état d'une crise profonde entre Petkovic et son vestiaire ont émergé, se répandant comme une traînée de poudre. Un timing que les sources consultées par Winwin jugent particulièrement suspect : « Si une telle crise était réelle, elle aurait éclaté avant le Mondial ou après la défaite contre l'Argentine, pas au lendemain d'une victoire importante. »
Ces mêmes sources pointent du doigt un agent de joueurs comme probable origine des fuites vers certaines pages sur les réseaux sociaux. Elles infirment également l'existence d'une réunion d'urgence réclamée par les coéquipiers de Riyad Mahrez : un tel incident, s'il avait eu lieu après l'Argentine, aurait immanquablement pesé sur la prestation face à la Jordanie, où la cohésion du groupe était pourtant évidente.
Deux ou trois joueurs frustrés, pas une crise de vestiaire
Winwin précise que les tensions évoquées se résument à des conversations privées et informelles de deux ou trois joueurs, mécontents de leur statut dans le groupe. Ces échanges auraient eu lieu dans la foulée du match contre l'Argentine — quand certains ont appris qu'ils ne seraient pas titulaires — avant d'être relayés tardivement, après le succès contre la Jordanie. « Un tel comportement peut être compréhensible de la part de joueurs frustrés, mais transformer une conversation informelle en vérité absolue est révoltant », indiquent ces sources.
Ces mêmes sources reconnaissent, en revanche, un malaise bien réel d'une tout autre nature : les critiques virulentes essuyées par les Verts sur les réseaux sociaux et dans certains médias après la déroute face à l'Argentine. Des attaques qui auraient dépassé le cadre sportif pour remettre en cause la dignité et l'appartenance nationale des joueurs, à tel point que plusieurs d'entre eux se sont plaints auprès des dirigeants de la Fédération algérienne de football (FAF).
Petkovic serein, la FAF veille
Le technicien suisse est au courant des fuites et en a discuté avec ses collaborateurs. Il a toutefois choisi de ne pas en faire part à ses joueurs pour éviter de fabriquer une crise là où il n'y en a pas. Petkovic maintient ses méthodes habituelles : annonce du onze de départ après le repas du jour de match et briefings tactiques collectifs avant chaque rencontre. Les spéculations sur son avenir, notamment l'hypothèse d'Hervé Renard, sont fermement écartées : « Seuls les résultats détermineront son sort. » Son contrat prévoit néanmoins une clause de rupture exercée par l'une ou l'autre des parties, moyennant deux à trois mois de salaire.
La FAF pourrait publier un communiqué officiel pour dissiper ces rumeurs, même si la fédération rechigne à alimenter un débat qu'elle juge stérile. Sa priorité absolue reste de préserver la concentration des Verts à l'approche d'un match capital contre l'Autriche, dont dépend leur qualification pour les huitièmes de finale du Mondial 2026.