Le dossier Anis Hadj Moussa refait surface à l'approche du mercato hivernal. Al-Ittihad de Djeddah lorgne de nouveau sur l'ailier algérien de Feyenoord Rotterdam, plusieurs mois après l'échec d'un transfert estival qui avait pourtant failli aboutir.

Quarante-deux millions bloqués par une garantie bancaire

L'été dernier, Al-Ittihad avait mis 42,5 millions d'euros sur la table pour recruter Anis Hadj Moussa. Les discussions entre les deux clubs étaient parvenues à un stade avancé, avant que la négociation ne tourne court sur un point financier précis.

Robert Einhorn, responsable administratif de Feyenoord, avait levé le voile sur les raisons de cet échec dans des déclarations rapportées par les médias néerlandais. Le club de Rotterdam réclamait une garantie bancaire pour sécuriser le règlement du transfert — une précaution motivée par les conditions de l'offre initiale, qui ne prévoyait que 10 % du montant total en premier versement. Cette garantie n'est jamais parvenue à destination, scellant l'issue du dossier.

Un ailier en grande forme qui fait toujours rêver

Depuis cet épisode, Anis Hadj Moussa ne s'est pas arrêté de progresser. L'international algérien enchaîne les prestations de qualité sous le maillot de Feyenoord, exploitant sa capacité à éliminer les défenseurs en un contre un et à peser sur le jeu dans les trente derniers mètres. Sa capacité à créer des décalages et à conclure fait de lui un profil rare sur le marché.

C'est précisément ce rendement qui maintient Al-Ittihad en embuscade. Le club saoudien cherche à densifier son couloir offensif, et le natif de Lyon coche les cases attendues par les recruteurs du Golfe.

Janvier comme nouvelle fenêtre, mais rien de concret

À l'heure où s'ouvre la période hivernale des transferts, la piste demeure réelle sans être confirmée. Aucune négociation officielle entre Al-Ittihad et Feyenoord n'a été annoncée à ce stade. La concrétisation du dossier Hadj Moussa en janvier dépendra surtout de la volonté du club saoudien de répondre aux garanties exigées par Rotterdam — condition sine qua non pour éviter un second camouflet.