Ciblé par des rumeurs persistantes sur son prétendu poids dans les coulisses de la sélection nationale, Aissa Mandi a décidé de crever l'abcès. Invité du podcast Kampo animé par le journaliste algérien Ismail Bouabdallah, l'international a démenti point par point les accusations qui l'associent à une ingérence dans les décisions du sélectionneur Vladimir Petkovic.
«Je le laisse à sa conscience»
L'ancien défenseur central des Verts n'a pas tourné autour du pot.
«Toute personne qui m'a accusé d'influencer les entraîneurs ou la direction, je la laisse à sa conscience. Je suis là pour démentir les rumeurs, pas pour citer des noms — je ne veux pas leur offrir de lumière. Ce genre de gens doit être marginalisé.»
Mandi a également balayé d'un revers de main les allégations portant sur son prétendu refus du schéma tactique à trois défenseurs, une rumeur qui avait circulé avec insistance dans les médias algériens :
«Il n'y a pas de joueur qui aime jouer à trois derrière plus que moi. Tout ce qui a été dit sur ce sujet n'est que pure invention.»
Petkovic, un technicien que personne ne dicte
Aissa Mandi concède pouvoir prodiguer des conseils au sélectionneur si ce dernier les sollicite, mais il pose une ligne claire :
«Je n'ai aucune influence, et je refuse même d'en avoir. Je suis simplement un footballeur qui a tout donné pour son pays.»Il va plus loin en interrogeant la logique même des accusations :
«Petkovic est un entraîneur qui a travaillé de longues années en Europe. Croyez-vous vraiment qu'il serait influencé par les paroles d'un joueur ? Ce sont ses idées et ses décisions, rien d'autre.»
La frontière entre critique et calomnie
Pour clore le débat, Mandi a tracé une distinction ferme entre la critique sportive, qu'il dit accepter sans sourciller, et les attaques personnelles, qu'il refuse catégoriquement :
«Je n'ai jamais interféré dans le travail d'un entraîneur ni dans les décisions de la direction. Il est triste d'être accusé de telles choses, mais c'est le football. Les critiques techniques sont acceptables — les accusations personnelles, non.»Des mots forts qui témoignent d'une volonté affirmée : tordre le cou aux fantasmes qui entourent son rôle au sein de la sélection algérienne.