Robert Einhorn, directeur exécutif de Feyenoord Rotterdam, a brisé le silence sur l'échec du transfert d'Anis Hadj Moussa vers Al-Ittihad lors du mercato estival. Dans des déclarations accordées vendredi à ESPN Nederland, il a pointé du doigt le manque de sérieux du club saoudien tout au long des négociations.

Une offre de 35 millions euros qui ne tenait pas la route

Des sources médiatiques concordantes avaient évoqué, en amont, une proposition d'Al-Ittihad avoisinant les 35 millions d'euros pour s'attacher les services de l'ailier international algérien. Mais Robert Einhorn a apporté un éclairage décisif sur les raisons du blocage.

« Concernant la transaction Hadj Moussa, l'Ittihad a proposé que le premier versement ne dépasse pas 10 % de la valeur totale du deal, ce qui nous a immédiatement alertés », a-t-il confié. Feyenoord a alors exigé une garantie bancaire couvrant l'intégralité du montant, demande à laquelle le club saoudien n'a jamais répondu favorablement.

Le dirigeant néerlandais n'a pas mâché ses mots : « Je pense que la volonté réelle de recruter Hadj Moussa n'existait pas, car les discussions n'ont jamais été conduites sérieusement dès le départ. » Lié à Feyenoord jusqu'en 2030 depuis son arrivée en 2024, le natif de Pont-à-Mousson âgé de 24 ans reste donc sous contrat avec le club de Rotterdam.

Un Hadj Moussa plus étincelant que jamais

Loin d'être ébranlé par cet épisode, Anis Hadj Moussa répond sur le terrain. En 11 matchs toutes compétitions confondues cette saison, il affiche un bilan de 8 participations directes au but, dont 5 réalisations et une passe décisive en Eredivisie, auxquelles s'ajoutent un but et une offrande en Ligue des champions.

Sur le plan international, le Fennec a aussi trouvé le chemin des filets face à la Zambie lors de la première journée des éliminatoires de la Coupe d'Afrique des Nations 2027. Des performances qui confirment que Feyenoord a eu raison de ne pas céder au premier venu.