À la surprise générale, Vladimir Petkovic, sélectionneur de l’équipe nationale algérienne, avait choisi d’intégrer Anthony Mandréa dans son effectif pour disputer la CAN 2025, alors que le gardien du SM Caen (National, 3ᵉ division française) était absent de la sélection depuis la lourde défaite 4-3 contre la Suède en juin 2025. Ce choix, bien qu’officiel, a rapidement mis le coach suisse dans une situation délicate, avec plusieurs conséquences inattendues.
Tout d’abord, ce rappel constitue une contradiction directe avec les déclarations précédentes de Petkovic. Le sélectionneur avait clairement affirmé qu’il ne pouvait pas convoquer un gardien évoluant en D3 en France, invoquant le niveau insuffisant de la division. Pourtant, Mandréa a été appelé pour une compétition majeure, ce qui a ébranlé la cohérence du management sportif. Ce geste a également eu des répercussions humaines au sein du groupe.
En effet, Oussama Benbot, gardien de 31 ans et joueur de l’USM Alger, se retrouvait depuis plusieurs rassemblements dans le rôle de remplaçant, sans véritable perspective de titularisation. Sous Petkovic, il avait été appelé à huit reprises sur dix convocations sans jamais avoir la confiance d’un poste clé. Le retour de Mandréa pour la CAN 2025 a relégué Benbot à la troisième place dans la hiérarchie des gardiens, le poussant à annoncer publiquement sa volonté de ne plus représenter l’équipe nationale à l’avenir. Cette situation a créé une tension au sein du groupe, illustrant l’impact humain d’un choix technique.
Sur le plan sportif, la prestation de Mandréa lors du premier tour contre la Guinée équatoriale n’a pas convaincu. Le Caennais, aligné pour sa 21ᵉ cape, a encaissé le seul but du match sur une frappe d’Emilio Nsue, un but pour lequel son placement a été jugé discutable. Cette performance a renforcé les critiques et a donné raison aux doutes exprimés sur sa capacité à occuper le poste de manière crédible au plus haut niveau.
Au lendemain de la CAN 2025, Petkovic se retrouve donc face à un chantier délicat au poste de gardien. Luca Zidane reste le seul rempart indiscutable, mais il reste deux places à combler. Alexis Guendouz (MC Alger) pourrait se repositionner, tandis que d’autres candidats comme Abdullah Laidani ou Melvin Mastil sont à suivre. Le jeune Kilian Belazzoug, prometteur du Stade Rennais, est également dans le viseur du staff technique.
Avec la Coupe du Monde 2026 qui approche à grands pas, le sélectionneur algérien doit désormais clarifier la situation au poste névralgique de gardien de but. Le stage de mars sera déterminant pour établir une hiérarchie claire et des certitudes avant le grand rendez-vous mondial. Entre choix contestés, tensions internes et performances individuelles mitigées, le dossier des gardiens reste un point sensible pour l’avenir immédiat des “Verts”.
































