Mohamed Amoura peine à trouver ses marques sous les couleurs de l'OGC Nice. L'attaquant international algérien a disputé sa première titularisation avec le club azuréen lors de la 4e journée de Ligue 1, sans parvenir à peser sur le cours du jeu. Résultat : une défaite 1-0 face à Auxerre et une disette qui s'étire désormais sur 16 rencontres toutes compétitions confondues.

Une première titularisation passée inaperçue

Pendant 85 minutes samedi face à Auxerre, Mohamed Amoura est resté fantomatique. L'ancien buteur de Wolfsburg n'a jamais réussi à créer le danger sur la défense adverse, livrant une prestation bien en deçà des attentes. L'Équipe a sanctionné sa copie d'un cinglant 4 sur 10, estimant qu'il avait été incapable d'inquiéter le gardien adversaire tout au long de la rencontre.

RMC Sport a tempéré cette sévérité en pointant les lacunes du staff niçois. Selon la radio, le coach Olivier Pantalone échoue à mettre en valeur ses attaquants, notamment Amoura et Elye Wahi. Une problématique collective qui illustre les difficultés structurelles d'un Nice qui ne comptabilise que 2 petits points après 4 journées de championnat.

Seize matchs de sécheresse : un record qui inquiète

La vraie alarme est ailleurs. Mohamed Amoura n'a plus inscrit le moindre but depuis le 15 février dernier, lors de la rencontre Wolfsburg – Leipzig (2-2) en Bundesliga. Depuis, 16 matchs se sont succédé sans filet trouvé : 14 sous le maillot du club allemand, puis 2 avec Nice, où il a débarqué en prêt pour une saison avec option d'achat fixée à 20 millions d'euros pour l'été 2027.

Ce calvaire touche également sa vie internationale. Sous le maillot des Fennecs, l'attaquant n'a plus signé de réalisation depuis novembre 2025, lors de la victoire contre le Zimbabwe (3-1). Neuf sélections disputées ensuite sans succès personnel : un bilan alarmant pour un joueur censé incarner le danger offensif de l'équipe nationale algérienne.

Un blocage psychologique à briser d'urgence

Au-delà du constat technique, c'est la dimension mentale qui semble peser le plus lourdement sur les épaules d'Amoura. Plus la série sans but s'allonge, plus la pression s'accumule, et plus le joueur peine à se libérer sur le terrain. Un cercle vicieux difficile à rompre, qui affecte directement la qualité de ses prestations match après match.

L'espoir d'une sortie de crise reste pourtant permis. Sous les ordres du nouvel entraîneur des Fennecs Brahim Hemdani, Amoura pourrait trouver un environnement favorable à sa renaissance. Mais c'est d'abord à Nice qu'il lui appartient de renouer avec les buts, avant que cette traversée du désert ne laisse des traces durables sur sa carrière.