Le président de la FIFA Gianni Infantino se retrouve au cœur d'une nouvelle controverse. Selon le quotidien britannique The Times, il aurait proposé au Maroc d'accueillir la finale de la Coupe du monde en échange d'un soutien officiel à son maintien à la tête de l'instance. Une révélation explosive qui intervient alors que les pressions réclamant sa démission s'intensifient.

Une finale du Monde monnayée contre un soutien politique

D'après les informations du Times, Gianni Infantino aurait soumis au Maroc une offre pour le moins singulière : l'attribution de la finale de la Coupe du monde 2030 en contrepartie d'une déclaration publique favorable à son maintien en poste. Le royaume chérifien, co-organisateur du tournoi avec l'Espagne et le Portugal, se retrouve ainsi placé au cœur d'une manœuvre politique qui interpelle au plus haut niveau.

Cette démarche du patron de la FIFA dépasse le seul cas marocain. Selon la même source, Infantino aurait également approché d'autres nations dans l'espoir de les convaincre de publier des communiqués officiels venant légitimer sa position. Une stratégie de lobbying qui soulève de sérieuses questions sur la gouvernance de l'instance mondiale.

Une présidence fragilisée par des appels à la démission

Le dirigeant italo-américain traverse une période particulièrement turbulente. Les voix exigeant son départ de la FIFA se multiplient au sein du football international, alimentant un climat d'incertitude autour de sa présidence. Face à cette fronde, Infantino semble avoir opté pour une stratégie offensive en cherchant à mobiliser des soutiens institutionnels avant que la situation ne lui échappe.

La FIFA n'a formulé aucune réaction officielle aux révélations du Times à ce stade. Le Maroc, dont la position s'avère désormais délicate, n'a pas non plus pris la parole publiquement sur cette affaire. L'organisation du Mondial 2030, qui implique également l'Argentine, l'Uruguay et le Paraguay pour le centenaire du tournoi, pourrait en ressentir les répercussions politiques dans les semaines à venir.