Elias Achouri a été exclu de la sélection tunisienne après des comportements jugés irrespectueux en stage et à l'entraînement. Plus révélateur encore : selon le journaliste tunisien Nazih Kerchaoui, le milieu de terrain binational aurait confié à ses proches regretter d'avoir choisi la Tunisie au détriment de l'Algérie.
Une exclusion tardive mais pleinement méritée
D'après Kerchaoui, le comportement d'Achouri au sein du groupe national tunisien laissait depuis longtemps à désirer. Le joueur se montrait irrespectueux envers le staff technique et ses coéquipiers, ignorait régulièrement les consignes du sélectionneur et affichait une indifférence totale à l'égard du maillot national. Le journaliste résume sans détour : « Son exclusion est arrivée tard, mais elle est dans l'ordre des choses. »
L'accumulation des manquements — non-respect des consignes collectives, manque d'implication flagrant — a fini par pousser le staff à trancher définitivement.
Des messages privés qui révèlent un profond regret
La révélation la plus marquante vient de messages privés qu'aurait consultés Nazih Kerchaoui. Dans ces échanges avec un ami proche, Elias Achouri exprimait ses regrets d'avoir opté précipitamment pour la Tunisie plutôt que pour l'équipe nationale algérienne, à laquelle il aurait pu légitimement prétendre de par ses origines.
Un aveu lourd de sens, d'autant que c'est précisément sous le maillot des Aigles de Carthage que le joueur — alors pensionnaire d'une modeste formation de deuxième division portugaise, puis d'un club obscur du Danemark — a véritablement émergé sur la scène internationale.
Une carrière bâtie sur les fondations tunisiennes
La trajectoire d'Achouri depuis son intégration en sélection tunisienne est éloquente. Propulsé sous les projecteurs grâce à ses performances internationales, il a rejoint le FC Copenhague pour 3 millions d'euros, disputant la phase de groupes de la Ligue des Champions. Après la Coupe du monde, un nouveau transfert vers les États-Unis s'est concrétisé pour une somme identique.
Une montée en puissance spectaculaire rendue possible, en grande partie, par la vitrine offerte par la Tunisie. Aujourd'hui exclu du groupe national et rongé par les regrets, Achouri mesure peut-être le vrai prix de l'ingratitude.