L'attaquant international algérien Amin Chiakha a été la cible d'une insulte à caractère raciste lors du dernier match de Rosenborg en championnat norvégien. Son club a immédiatement déposé une plainte formelle auprès de la Fédération norvégienne de football, réclamant l'ouverture d'une enquête complète sur cet incident inadmissible.
Chiakha prend la parole sur Instagram
Peu après la rencontre, le joueur a choisi de briser le silence via son compte officiel Instagram.
« Tout d'abord, merci à toutes les personnes qui m'ont contacté et soutenu. Le racisme n'a pas sa place dans le football ni nulle part ailleurs, et ce qui s'est passé aujourd'hui est inacceptable. »
Des mots mesurés, mais lourds de sens. Selon des sources médiatiques norvégiennes, l'insulte proférée était un terme d'origine danoise destiné à humilier les personnes issues du Moyen-Orient et du monde arabe. L'incident est survenu en fin de match, alors qu'Amin Chiakha venait de livrer une prestation remarquée face à Fredrikstad.
Un arbitrage contestable qui aggrave la polémique
Une source proche du joueur révèle un contexte bien plus préoccupant. « Amin subit régulièrement des provocations de la part de défenseurs adverses qui peinent à l'arrêter et le ciblent loin du regard des arbitres », confie cet interlocuteur. Résultat : à chaque fois que le Fennec se défend, c'est lui qui récolte des avertissements, accumulant les cartons au point de manquer des matchs récents.
Le comble lors de cette dernière rencontre : après avoir alerté l'arbitre sur les propos racistes dont il était victime, Chiakha s'est vu brandir un carton jaune à son encontre, au lieu de voir le fautif sanctionné. « Cela l'a mis hors de lui », confirme notre source. Un épisode arbitral qui soulève de sérieuses interrogations sur la protection des joueurs exposés à la discrimination.
L'identité du fautif et la suite judiciaire
D'après les informations recueillies, le joueur à l'origine des propos racistes est un footballeur détenteur d'un passeport suédois et d'un passeport israélien. Son identité précise n'a pas encore été rendue publique, dans l'attente des premières conclusions de l'enquête fédérale.
Avec la plainte officielle de Rosenborg, la Fédération norvégienne est désormais sommée de prendre ses responsabilités. L'affaire pourrait faire jurisprudence et envoyer un signal fort contre toutes les formes de discrimination dans le football scandinave.