Amin Chiakha a décidé de parler. Dans un entretien accordé à TV 2 Sport, l'international algérien revient sans détour sur les mois sombres vécus au FC Copenhague : incompréhensions, marginalisation, entraînements solitaires. Avant de raconter comment Rosenborg lui a rendu le football.
Une image de joueur difficile impossible à effacer
Au Danemark, Amin Chiakha s'est retrouvé prisonnier d'une réputation qu'il n'a pas choisie. « J'avais l'image d'un enfant gâté avec de gros problèmes relationnels. Mes grandes ambitions ont été mal interprétées », confesse-t-il. Un étiquetage tenace, qui l'a suivi tout au long de son séjour au club danois, indépendamment de ses efforts sur le terrain.
L'attaquant admet pourtant sa part de responsabilité. « Je n'étais pas le joueur le plus tranquille », reconnaît-il, regrettant de ne pas avoir cherché de l'aide plus tôt. Ses performances décevantes n'ont fait qu'aggraver une situation déjà fragilisée, jusqu'à rendre son départ du Danemark inévitable : « Quitter Copenhague était vraiment la meilleure décision pour moi. »
Moukoko arrive, Chiakha disparaît
Le tournant décisif intervient avec l'arrivée de Youssoufa Moukoko. Dès lors, Chiakha est progressivement mis de côté. Le staff technique cesse de l'intégrer aux séances collectives, le reléguant à des entraînements individuels avec un préparateur physique. « La situation était étrange. Il y avait un vrai manque de communication. Je m'entraînais souvent seul, pendant que mes coéquipiers travaillaient tactiquement », décrit-il avec amertume.
Cette mise à l'écart achève de convaincre l'international algérien de tourner la page. Le FC Rosenborg, en Norvège, lui offre alors la sortie attendue.
La Norvège comme thérapie
Depuis sa signature à Rosenborg, Amin Chiakha a opéré une transformation en profondeur. Régulier devant le but, il s'est hissé parmi les meilleurs buteurs de la Eliteserien. Ce renouveau sportif s'accompagne d'une discipline personnelle retrouvée : il s'est volontairement éloigné des réseaux sociaux et de son téléphone, des choix qui lui ont permis de retrouver calme et concentration.
Un retour en grâce qui ne manquera pas d'attirer l'attention de Brahim Hemdani, sélectionneur de l'Équipe nationale algérienne, toujours en quête d'attaquants en forme pour les prochaines échéances des Fennecs.