Dans des propos forts, Diatta
raconte avoir ressenti un malaise dès le matin du match. Sans
s’alarmer dans un premier temps, le joueur pensait à une gêne
passagère, habituelle à l’approche d’un événement aussi intense.
Mais la situation va rapidement s’aggraver. « Le problème a
vraiment commencé au moment où nous partions au stade »,
confie-t-il. Maux de tête, douleurs généralisées, sensations
inhabituelles : l’ailier sénégalais évoque un état physique « très
bizarre », impossible à ignorer.
Face à cette dégradation
soudaine, le staff médical et technique décide alors de le
remplacer. Diatta ne participera pas à la finale et vivra la
rencontre à distance, dans un état de grande faiblesse. « Je n’ai
pratiquement rien suivi de la fin du match », explique-t-il,
n’ayant aperçu que quelques images, dont le but de Pape Gueye et le
penalty manqué, sans être en mesure de pleinement comprendre le
déroulement de la rencontre.
Transporté à l’hôpital, le
joueur subit plusieurs examens médicaux. Fait troublant :
aucune anomalie n’est
détectée. Pourtant, son calvaire ne s’arrête pas là.
Diatta révèle avoir été victime d’un quatrième malaise, prolongeant son
hospitalisation jusqu’au petit matin, avant de pouvoir enfin
regagner le groupe vers 10 heures.
Ces déclarations, aussi précises
qu’alarmantes, viennent alimenter le climat de suspicion qui
entoure cette finale. Sans accuser explicitement qui que ce soit,
Krèpin Diatta décrit une situation anormale, laissant planer le
doute sur les circonstances exactes de son forfait. Un témoignage
lourd de sens, qui pourrait peser dans les débats et les procédures
en cours autour des événements ayant marqué cette CAN.