Dans un entretien au vitriol accordé à la chaîne algérienne Echourouk ce mercredi 22 juillet 2026, Noureddine Zekri a ouvertement attaqué trois noms circulant pour rejoindre le staff technique des Verts. L'entraîneur, sans club depuis la fin de son aventure avec Al-Shabab d'Arabie saoudite, a ciblé Majid Bougherra, Antar Yahia et Karim Matmour, estimant qu'aucun des trois ne mérite d'encadrer l'équipe nationale algérienne.
Bougherra : « Un entraîneur tombé avec tous ses clubs »
C'est sur Majid Bougherra que Zekri a frappé en premier. L'ancien capitaine des Fennecs, dont le nom est évoqué depuis plusieurs semaines pour intégrer le staff de Vladimir Petković, se voit reprocher un bilan jugé décevant sur les bancs. « Avec tout le respect que je lui dois, Bougherra est un entraîneur dont le nom a été fabriqué par certaines parties. Il est tombé avec tous les clubs qu'il a dirigés et n'a pas réussi à qualifier le Liban pour la Coupe d'Asie », a lâché Zekri sans ménagement.
L'entraîneur pointe également l'influence de certains réseaux qu'il qualifie de « lobbies », accusés de gonfler artificiellement la réputation de noms qui ne le mériteraient pas selon lui : « Il y a des lobbies qui veulent faire mousser certains profils. »
Antar Yahia et Matmour épinglés sur les diplômes
Noureddine Zekri a ensuite élargi ses critiques à deux autres figures du football algérien. Sur Antar Yahia et Karim Matmour — tous deux évoqués dans le cadre d'une éventuelle réorganisation du staff — il est catégorique : « C'est une insulte d'associer leurs noms à la sélection nationale. Ils ne possèdent pas les diplômes requis. » Une charge particulièrement sévère envers des joueurs emblématiques de ce que Zekri appelle lui-même « la génération d'Omdurman », en référence au sacre historique des Verts en 2009.
Zekri se présente comme le meilleur entraîneur algérien
Après avoir démoli ses concurrents, le technicien s'est positionné lui-même en candidat naturel. « Je suis le meilleur entraîneur algérien. Mon CV parle pour moi. Je possède les diplômes du plus haut niveau, acquis en Italie », a-t-il affirmé. Il rappelle ses titres avec l'ES Sétif lorsqu'il disposait d'un effectif taillé pour la compétition, ainsi que ses mainteins obtenus en Arabie saoudite avec des clubs engagés dans la lutte pour le maintien.
Pourtant, Zekri ferme lui-même la porte à toute candidature officielle : « J'ai postulé par le passé, mais quand j'ai compris comment les choses se passaient, je ne ferai plus cette démarche. » Une sortie fracassante qui relance le débat sur la gouvernance du staff technique algérien, alors que l'avenir de Vladimir Petković à la tête des Verts reste en suspens.