Ibrahim Hemdani aborde son baptême du feu sur le banc de l'équipe nationale algérienne avec la pression en toile de fond. Le nouveau sélectionneur des Fennecs devra répondre à trois exigences précises lors du rassemblement de septembre pour espérer s'inscrire dans la durée à la tête des Guerriers du Désert.
Six points, rien de moins face à la Zambie et au Burundi
L'ancien milieu de terrain de Glasgow Rangers et de l'Olympique de Marseille n'a pas droit à l'erreur dans les qualifications à la Coupe d'Afrique des Nations 2027. Le programme de septembre impose deux rendez-vous cruciaux : la réception de la Zambie le 25 septembre, puis le déplacement au Burundi quatre jours plus tard.
L'histoire plaide en faveur des Algériens. Face à la Zambie, le bilan affiche 8 victoires, 4 nuls et 4 défaites en 16 confrontations. Contre le Burundi, les Fennecs n'ont jamais mordu la poussière en 5 duels. Récolter six points sur six possibles constitue le minimum syndical pour légitimer la nomination d'Hemdani.
Colmater une défense devenue passoire
Le chantier défensif représente le défi le plus urgent pour Ibrahim Hemdani. Lors du dernier Mondial, l'Algérie a encaissé neuf buts en quatre rencontres, soit une moyenne alarmante de 2,25 buts par match. Un bilan qui a mis en lumière les lacunes structurelles d'une arrière-garde fragilisée.
La situation se complique avec la retraite internationale d'Issa Mandi, pilier de la défense centrale pendant plus de douze ans. Hemdani devra rebâtir ce secteur avec de nouvelles solutions, sans pouvoir compter sur son cadre le plus expérimenté.
Proposer un jeu identifiable et conquérant
Au-delà des résultats bruts, le sélectionneur aléppin sera scruté sur la qualité du projet de jeu qu'il mettra en place. La double confrontation contre l'Argentine et la Suisse au dernier Mondial avait exposé les limites tactiques des Verts, incapables de peser sur les grandes affiches.
Hemdani dispose toutefois d'un vivier de qualité, notamment sur les flancs et dans l'entrejeu où les profils ne manquent pas, sans oublier la pointe offensive. Charge à lui de transformer ce potentiel en bloc cohérent et séduisant. Le verdict tombera dès la fin septembre.