La crise entre Rayan Ait Nouri et le staff de l'équipe nationale algérienne est loin d'être résolue. Le latéral gauche de Manchester City maintient fermement sa position et refuse de présenter des excuses, condition pourtant exigée par le sélectionneur Brahim Hemdani pour envisager son retour sous le maillot des Fennecs.
Anthar Yahia, cible principale des reproches d'Ait Nouri
Selon le média algérien Win Win, le joueur tient Anthar Yahia, entraîneur adjoint des Verts, pour principal responsable de la situation qu'il traverse. Rayan Ait Nouri estime avoir subi une injustice flagrante ainsi que des humiliations lors du stage de septembre, sans que le staff technique ne lui apporte le soutien ou la considération auxquels il pouvait prétendre.
Sa position est sans ambiguïté : il n'envisage pas de réintégrer le groupe national tant qu'Anthar Yahia occupe un poste au sein de l'encadrement technique. Une ligne rouge qui illustre la profondeur du fossé entre les deux parties.
Un silence pesant depuis la rupture
Ce qui alourdit encore le dossier, c'est l'absence totale de communication depuis le départ du joueur du dernier rassemblement. Ni la Fédération algérienne de football (FAF) ni aucun membre du staff ne l'aurait contacté pour tenter d'amorcer un dialogue. Un vide que l'entourage du joueur interprète comme un manque de considération supplémentaire.
Ait Nouri tient néanmoins à marquer une distinction claire : il respecte pleinement Brahim Hemdani et Moussa Saib, et ne les associe pas à ce différend personnel.
Hemdani maintient ses deux exigences
Pour sa part, le sélectionneur national avait formulé deux conditions préalables à tout retour de la star de Manchester City : des excuses officielles de sa part, et un retour à la compétition en club afin de retrouver du temps de jeu. Deux prérequis auxquels Ait Nouri ne semble pas disposé à se soumettre pour l'heure.
L'impasse paraît donc totale. La résolution de cette crise, qui prive les Fennecs de l'un de leurs éléments les plus précieux évoluant en Premier League, reste suspendue à un premier geste — quel qu'en soit l'auteur — que ni l'un ni l'autre camp ne semble prêt à initier.