Aïssa Mandi a mis fin à sa carrière internationale quelques jours après la Coupe du monde 2026. Face aux critiques virulentes des supporters algériens sur les réseaux sociaux, le défenseur de 34 ans a voulu remettre les pendules à l'heure dans un entretien accordé à la plateforme Kampo.
Les critiques ? « Ça ne m'atteint pas »
Sollicité sur l'impact des commentaires hostiles à son égard après l'élimination de l'Algérie au Mondial 2026, l'ancien capitaine des Verts a répondu sans détour : « Non, non, pas du tout ». Le joueur, qui a récemment rejoint le club espagnol de Levante, a rappelé qu'il a été ciblé par la critique tout au long de sa carrière. « C'est normal en tant que footballeur », a-t-il insisté, citant même l'exemple de Kylian Mbappé : « Pourquoi moi, Aïssa Mandi, je ne serais pas critiqué ? »
Sa philosophie sur le sujet est tranchée : « Ne prends pas la critique de quelqu'un à qui tu ne demanderais pas un conseil ». Mandi concède néanmoins que ces attaques ne le laissent pas totalement indifférent. « Bien sûr, on est des êtres humains, ce n'est pas agréable », admet-il, soulignant que sa famille supporte plus difficilement ce type de pression. Il balaie tout regret d'une formule définitive : « J'ai tout donné, je ne regrette rien. Je sais comment j'ai travaillé, je sais ce que j'ai fait et tous les sacrifices que j'ai consentis pour arriver là ».
Le démenti cinglant à Romain Molina
L'ancien capitaine des Verts en a également profité pour contredire le journaliste français Romain Molina, qui avait affirmé que Mandi avait fait pression sur le sélectionneur Vladimir Petkovic pour écarter le système en défense à trois. « Je n'ai pas envie de donner du crédit à ces gens-là, mais je vais démentir », a répondu le défenseur, précisant avec fermeté que la défense à trois est en réalité sa disposition préférée.
Tourné vers son nouveau défi en Liga avec Levante, Aïssa Mandi tourne ainsi la page de sa carrière internationale la tête haute, sans regret ni amertume déclarée.