Invité de la chaîne YouTube «Just Riadh», Ilan Kebbal a levé le voile sur les coulisses de l'équipe nationale algérienne. L'attaquant du Paris FC s'est exprimé avec franchise sur son parcours difficile sous Vladimir Petkovic, les raisons de sa longue attente avant une première titularisation, et a tressé des lauriers à plusieurs coéquipiers, désignant Ibrahim Maza comme le plus grand talent des Fennecs.

Un statut longtemps en suspens sous les Verts

Présent dans le groupe national depuis sa première convocation en 2021 sous Djamel Belmadi, Ilan Kebbal a dû patienter jusqu'en septembre 2026 avant de décrocher sa première titularisation avec la sélection, lors du match amical face au Niger. Un long purgatoire qu'il aborde avec une passion intacte pour le maillot vert.

«Quand je joue avec l'Algérie, c'est quelque chose d'exceptionnel. Nous avons un amour infini pour ce pays», a-t-il confié. Il distingue la nature de la pression ressentie selon le contexte : «Avec le club, je me mets la pression pour toujours bien paraître. Mais avec la sélection, cette pression est là par essence : nous sommes obligés de tout donner pour nos supporters.»

Sur les choix de l'ancien sélectionneur Vladimir Petkovic à son encontre, Kebbal a adopté une posture nuancée : «Je suis un joueur comme un autre, je ne peux pas dépasser mes attributions. Mais parfois le coach prend de mauvaises décisions, et nous avons aussi notre part de responsabilité.»

Maza, Aït-Nouri, Belloumi : un vestiaire de talents

Ilan Kebbal a également profité de l'entretien pour dresser le portrait de ses coéquipiers les plus impressionnants. Il a d'abord évoqué Rayan Aït-Nouri avec une pointe d'autodérision : «Je ne supporte pas ce qu'il fait (rires). À l'entraînement, il me dribble avec une facilité déconcertante. Il pourrait jouer au poste de numéro 10 tant ses qualités techniques sont grandes. Je donne le meilleur de moi-même, et lui accomplit des choses supérieures avec une aisance totale.»

L'attaquant du Paris FC a ensuite réservé ses éloges les plus appuyés à Ibrahim Maza, qu'il qualifie sans ambages de «plus grand talent de l'équipe nationale algérienne». Une reconnaissance forte qui illustre le statut particulier du jeune milieu au sein du groupe.

Bachir Belloumi, fils de la légende Lakhdar Belloumi, a également retenu son attention : «Il possède des qualités formidables et il ne joue pas sous le nom de son père, mais bien grâce à ses propres capacités.» Même enthousiasme pour Anis Hadjmoussa, que Kebbal décrit comme «l'un des joueurs les plus remarquables de la sélection», estimant qu'il «mérite d'être davantage mis en avant».

Ces déclarations d'Ilan Kebbal brossent le tableau d'un vestiaire algérien dense en talent, où la concurrence pousse chacun à se surpasser à chaque séance d'entraînement.