Le succès 2-1 contre le Niger n'a pas suffi à effacer un malaise profond. Pour la première fois depuis des années, une partie des supporters algériens présents en tribunes a tourné le dos aux Verts pour encourager l'équipe adverse, signe d'un ras-le-bol croissant envers Brahim Hemdani et son staff.

Un phénomène inédit dans les tribunes

La scène a frappé les esprits : lors du match Algérie-Niger, remporté non sans difficulté par les Fennecs sur le score de 2-1, une portion du public algérien a choisi d'acclamer les Nigériens plutôt que sa propre sélection. Un phénomène qualifié d'inédit depuis des années par de nombreux observateurs, révélateur de la fracture grandissante entre les supporters et le groupe national.

Ce désaveu collectif n'est pas anodin. Il traduit une frustration accumulée face à un jeu stérile et à des prestations jugées bien en deçà du potentiel d'une sélection qui dispose pourtant d'éléments de qualité, à l'image d'Ibrahim Maza.

Hemdani dans le viseur

La cible principale de ces critiques reste Brahim Hemdani. Pour ses détracteurs, le sélectionneur national n'a pas encore démontré les qualités requises pour diriger une équipe d'Algérie ambitieuse. Le sentiment dominant est que l'Équipe nationale dépasse le cadre de son entraîneur actuel, dont la vision tactique et la capacité à tirer le meilleur de ses joueurs restent questionnées match après match.

Malgré la victoire arrachée face au Niger, la performance n'a convaincu personne. Les trois points sont là, mais la manière a une nouvelle fois alimenté le débat sur l'avenir de Hemdani à la tête des Verts.

Une victoire, mais quel signal ?

Le résultat final — 2-1 pour l'Algérie — ne doit pas masquer les signaux inquiétants envoyés lors de cette rencontre. Quand le public d'une nation soutient l'adversaire de sa propre équipe, c'est que le divorce entre les supporters et leur sélection est déjà bien entamé.

La direction technique sera attendue au tournant lors des prochaines échéances. Hemdani dispose encore d'une marge pour redresser la barre, mais le temps presse et la patience des supporters algériens, traditionnellement parmi les plus passionnés du continent, semble avoir atteint ses limites.